On l’attendait avec impatience, le deuxième long-métrage de
Guillaume Canet arrive dans les salles. Quatre ans après
Mon Idole, le suspens est à son comble.
Et bien les fans ne seront pas déçus, et les autres changeront vite d’avis.
Guillaume Canet avait fait ses premiers pas avec un long-métrage discret qui n’avait pas fait beaucoup de bruit. Ce ne sera pas le cas de
Ne le dis à personne qui surprend, touche et ne laisse pas indemne !
Préparez-vous à être scotchés à votre fauteuil. Pourtant lorsque le film commence, rien ne laisse entrevoir un tel choc. Tout est calme et paisible. Un groupe d’amis partage une soirée, il règne une ambiance chaleureuse et détendue, la musique nous envoûte et nous berce, il y a de l’Amour dans l’air… on y est presque. Alex aime Margot, Margot aime Alex, et le bonheur est palpable. Trop parfait peut-être !
A l’issu d’une baignade romantique, c’est le drame. Margot est assassinée sauvagement. Pourquoi ? comment ? Ca n’est pas possible. Il doit y avoir une explication ! Un saut dans le temps nous expédie huit ans plus tard, avec les mêmes questions sans réponses. Des questions que se pose toujours Alex qui ne supporte pas de vivre sans Margot, et vit en apnée depuis la mort de sa chère et tendre. Et puis, il reçoit un message étrange…
A partir de cet instant, prenez une grande respiration, car cette intrigue va devenir votre propre enquête !
Les images se bousculent dans un labyrinthe de soupçons. La musique de
Matthieu Chedid nous entraîne dans une course à la vérité sombre et envoûtante. Nous sentons que nous sommes en train de nous enfoncer dans un tourbillon glauque et sanglant digne des plus grands films noirs ! L’atmosphère est pesante, et on y croit, on s’accroche à ce personnage qui est guidé par cet amour plus fort que tout.
François Cluzet nous donne à voir certainement son plus grand rôle, plein d’émotions sans jamais tomber dans le larmoyant. Le film nous offre un homme bouleversé mais animé par un sentiment profond d’amour. Mais ici, pas de romantisme à l’eau de rose, juste une motivation profonde. Il y croit, et il court, il court poussé par cette guitare baryton, plus grave qu’une guitare classique, qui résonne en nous, et nous met sous tension.
On retiendra bien sûr cette traversée du périphérique dans laquelle se lance Alex. Le spectateur suit de très près
François Cluzet, filmé en caméra à l’épaule. Du jamais vu dans le cinéma français. Un carambolage mémorable qui confirme la maîtrise de Guilaume Canet pour la mise en scène.
Les fans du bouquin ne retrouveront pas tous les détails, ils seront transportés de New-York à Paris, avec une histoire un peu chamboulée, un puzzle mélangé, mais qui fonctionne parfaitement ! Les pièces ont retrouvé leur nouvelle place, guidées par un réalisateur qui a bel et bien fait ses preuves. Plus qu’une adaptation, c’est une atmosphère que
Guillaume Canet nous offre ici. Ce thriller nous entraîne, nous submerge, et nous plait parce qu’il nous heurte et nous choque. Alors surtout, si on vous parle de
Ne le dis à personne… dites-le à tout le monde !
Anna Laredo