Martine Marignac : Avec quels principes êtes-vous partis pour faire cette adaptation de “La Duchesse de Langeais” ?
Jacques Rivette : Notre première décision a été d'être fidèles non seulement à l'esprit, mais aussi à la lettre du texte de Balzac. Ce qui se passe entre la duchesse et le général Armand de Montriveau est une illustration des fautes commises par ce petit clan du faubourg Saint-Germain, à ce moment de la Restauration. On a donc très vite choisi de garder aussi précis que possible le contexte de cette histoire.
Pascal Bonitzer : Essayer de rester le plus fidèle à la lettre de Balzac, contrairement à ce que Giraudoux avait fait pour le film de Jacques de Baroncelli (NB : en 1941, avec
Edwige Feuillère et Pierre-Richard Willm), dont l'adaptation racontait en fin de compte une toute autre histoire que celle écrite par Balzac...