Nés en 68 retrace les quarante dernières années de notre histoire. Comment avez-vous abordé ce projet ?
Jacques Martineau : Quand
Lola Gans et
Philippe Martin des fi lms Pelléas nous ont proposé le projet, avec, déjà, une base écrite par
Guillaume Le Touze, nous avons immédiatement pensé que nous y trouverions notre place. Et, puisque l’occasion nous était donnée d’accompagner des personnages pendant 40 ans, nous nous sommes lancés dans le romanesque, avec ce qui le caractérise : des événements, des rebondissements... tout cela de Mai 68 jusqu’à nos jours. Écrire et réaliser un film sur cette période c’était pour nous une façon de reprendre possession d’une partie de notre existence qui appartient déjà à l’Histoire, et même, pour l’essentiel, à l’Histoire révolue. C’est un retour sur notre passé personnel et collectif. Le fi lm propose ainsi comme une recomposition, à partir d’aujourd’hui, de ce passé. Il n’était pas question pour nous d’aborder ces quarante dernières années d’un point de vue d’historiens, mais d’un point de vue très intime, à la lumière de ce que nous sommes aujourd’hui.