Librement adapté du livre de Charles Dickens, NICHOLAS NICKLEBY retrace l'itinéraire d'un enfant pas vraiment gâté, propulsé dans un monde d'adulte sans l'avoir demandé. En pleine Angleterre du 19e siècle, il découvrira bien vite que tout le monde est beau mais pas forcement très gentil… Mais ce joli jeune homme au sourire Colgate fraîcheur et cheveux au vent fera face au danger, sauvera la veuve et l'orphelin, combattra les méchants, et triomphera en rencontrant sa belle princesse. Sa destinée est déjà toute tracée, puisque avec NICHOLAS NICKLEBY on baigne dans le conte pour enfants version édulcorée. Mais qu'importe, car le film de
Douglas Mcgrath est plutôt réussi.
Pétri de bons sentiments à faire pâlir un film de Walt Disney, nourri par des personnages haut en couleurs et des seconds rôles bien développés, NICHOLAS NICKLEBY fait en effet une entrée assez remarquée et remarquable dans la cour des grands. Dommage que certains passages un peu longuets et dialogues simplistes viennent parfois casser le rythme endiablé.
Subtil mélange entre mélo et verve comique propre à Dickens, le film met en avant les grands valeurs de la vie, l'amour, l'amitié, l'entraide, le courage, la solidarité, l'espoir. Les costumes et le décor, magnifiques, sont fidèles à l'univers de l'auteur ; les personnages, savoureux, sont totalement stéréotypés et surtout merveilleusement bien interprétés.
Jim Broadbent (MOULIN ROUGE, GANGS OF NEW YORK) et
Christopher Plummer (UN HOMME D'EXCEPTION, REVELATIONS) sont particulièrement truculents dans leurs rôles de méchants au cœur de pierre, et
Jamie Bell (BILLY ELLIOT) très émouvant en gamin infirme et abandonné. On tombe donc facilement tomber sous le charme des aventures trépidantes de ce petit Nicholas, en plein voyage initiatique pour gamin courageux. Et puis une bonne leçon de morale n'a jamais fait de mal à personne.
Aurélie Maulard