No pasaran, album souvenir
Genre : Documentaire - Durée : 1H10 mn
Sortie en salles le 29 Octobre 2003
Spectateurs

Résumé du film

Un film de Henri-françois Imbert


Un jour, lorsqu’il était enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille. Ces six cartes postales montrent les évènements qui ont eu lieu dans ce village, proche de la frontière espagnole, lorsque les républicains sont arrivés en France, fuyant devant les Franquistes, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il se lance à la recherche des vingt-trois cartes postales réputées introuvables qui manquent à la série ; et il découvre l’histoire de cet exode, s’en tenant à cette seule série de cartes postales et aux rencontres que leur quête suscitera.


L’AVIS DE LA PRESSE :

CinéLive:
" (…) Imbert opére un beau boulot de démocratie. Son film souffre néanmoins d’un déséquilibre dans la répartition de ses thèmes, accordant plus d’importance à la prospection des photos qu’à la condition actuelle des immigrés."
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°73, page 64)

Studio Magazine :
" Si la forme peut dérouter – une succession de plans de cartes postales, accompagnée par la voix monocorde d’Imbert –, on se laisse convaincre par la force des vérités historiques qu’il assène. "
T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°194, page 60)

Première :
" Progressivement, les témoignages (rares) et les parallèles avec l’actualité sinistre du côté de Sangatte (autre temps, autres réfugiés…) trouvent harmonieusement leur place dans ce beau film sobre et sensible. "
Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°320, page 62.)

Les Cahiers du cinéma :
" (…) c’est l’intelligence et la finesse du film que de ne jamais chercher à boucler son propos, prenant en compte son matériau dans ce qu’il a de plus irréductible à toute explication, civile ou savante. "
Elisabeth Lequeret (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°583, page 38).

Télérama :
" (…) film étrange, à la fois quête bizarre et enquête hypnotique. "
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)

Les Inrocks :
" Bouleversant par son sujet (…), magnifique par la modestie de son dispositif, NO PASARAN… réussit le paradoxe d’un film fabriqué à partir d’images fixes. "
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°413, page 47)

Chronic’art :
" (…) une fulgurance politique qui donne à ce film doux, dont le temps épouse celui du matériau initial (les cartes postales, images fixes d’une histoire mouvementée), une force impressionnante. "
Jean-Philippe Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)

Libération :
" (…) l'humilité d'Imbert est de ne jamais faire semblant d'avoir une quelconque avance sur nous, ses frères spectateurs, NO PASARAN nous prend par la main sans jamais la lâcher. "
Philippe Azoury (article entier disponible sur le site de Libération)


NOTES DU REALISATEUR :

L’histoire du film

J’ai l’impression qu’il faut s’en tenir à l’histoire du film. Il ne faut pas la dépasser. De même que dans DOULAYE, UNE SAISON DES PLUIES il fallait s’en tenir à la recherche de Doulaye, et dans SUR LA PLAGE DE BELFAST s’en tenir à la recherche des gens du film (…).
Il faut rester attaché à cette petite histoire ; et celle-ci c’est une histoire de cartes postales et ce n’est pas une histoire de témoins.

Filmer les cartes postales
Dès le début du montage – parce que c’est un film que j’ai fait pratiquement en commençant par le montage : lors que le tournage n’avait pas encore eu lieu, j’étais déjà en montage, en train de chercher la forme que pourrait prendre ce film - , dès le début de ce "montage-tournage", on ‘est dit avec la monteuse : "ça a l’air d’un film de bancs-titres, avec beaucoup d’images fixes."
Ce n’était pas étonnant, on avait des cartes postales comme matière première, comme point de départ. Je n’avais jamais fait de film de bancs-titres, sauf un tout petit de 5 minutes qui s’appelle BON ANNIVERSAIRE PAPA, que j’avais bien aimé faire. Donc j’étais très intéressé et je me demandais comment on allait faire un film de bancs-titres.

Les matériaux du film
C’est simplement parce que le film raconte l’histoire d’un personnage qui a été mis en mouvement par ces images, les cartes portales de la série APA. Il est allé sur les lieux, parce qu’il avait l’image du lieu, parce que l’image sur la carte postale appelait un déplacement, il était impossible de ne pas y aller. Mais il n’y va pas toujours comme un cinéaste, des fois comme un simple voyageur, avec seulement un appareil photo et un carnet. J’ai fait un film avec ce que j’avais collecté au cours de tous ces petits déplacements : les photos que j’ai faites un jour à Agde, celles que j’ai faites un autre jour où j’étais allé à Bram avec Céline. Et ce sont parfois des déplacements que j’ai faits à l’occasion d’autre chose.


FICHE TECHNIQUE :

Réalisation : Henri-françois Imbert
Scénario : Henri-françois Imbert
Image : Henri-françois Imbert
Son : Henri-françois Imbert
Montage : Henri-françois Imbert, Céline Tauss
Duree : 1H10 mn
Sortie en salles le 29 Octobre 2003
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes le 17 Mai 2003
Votre avis sur ce film ?
Ma note :
Exprimez-vous
Remonter