Quelles affinités électives avec Romain Gavras vous ont incité à devenir producteur et acteur de son premier film ?
Je connais Romain depuis des années par le biais de Kourtrajmé dont il est l’un des fondateurs. Je l’ai vu évoluer artistiquement, et un jour, je lui ai simplement dit que si, à un moment, il voulait faire un long-métrage, il pouvait m’en parler. Il a fait le tour et après réflexion, il est venu me voir en me disant que c’était avec moi qu’il voulait faire son premier film. A partir de là,
Eric Névé et moi moi-même l’avons signé avec son co-scénariste
Karim Boukercha et ils ont commencé à écrire. Les choses ont beaucoup progressé entre leur première envie et Notre jour viendra. Nous avons mis du temps à mettre en place le film, mais toujours en gardant à l’esprit que Romain devait garder son entière liberté. On a fait le film en fonction de cela. Garder sa liberté voulait évidemment dire qu’il fallait rester dans une gamme de prix qui nous le permette. Je savais qu’on aurait toujours un film où il y aurait une certaine dose d’abstraction, et il n’a jamais été question de changer ça. C’était un choix.