Résumé du film Nous, princesses de ClèvesL'action se déroule en 1558, à la cour du roi Henri II. Mademoiselle de Chartres, devenue Princesse de Clèves après son mariage, rencontre le Duc de Nemours. Naît entre eux un amour immédiat et fulgurant, auquel sa mère la conjure de renoncer.
Aujourd'hui à Marseille, des élèves du Lycée Diderot s'emparent de La Princesse de Clèves pour parler d'eux. A 17 ans, on aime intensément, on dissimule, on avoue. C'est l'âge des premiers choix et des premiers renoncements. Séances : Nous, princesses de ClèvesCe film est projeté dans 1 salle en France 5 vidéos : Nous, princesses de ClèvesGalerie Photos : Nous, princesses de ClèvesLes avis sur le film Nous, princesses de Clèves
Entretien avec Regis SauderComment est né Nous, Princesses de Clèves ?
L’idée du film est apparue alors que nous discutions avec ma femme, Anne, qui enseignait à l’époque au lycée Diderot, dans les quartiers nord de Marseille. Cela faisait un certain temps que j’avais une double envie : faire un film sur l’enseignement, les conditions de la transmission, la souffrance de et dans l’institution scolaire ; et tourner un film en partageant cela avec ma femme, agrégée de lettres, qui a enseigné d’abord en Seine-Saint-Denis, puis au lycée Diderot pendant dix ans, donc dans des conditions qu’on appelle « difficiles ». Mais il y avait eu déjà tant de films sur l’école... Je n’avais pas encore trouvé de porte d’entrée, quand Anne m’a suggéré que le bon objet était moins la difficulté de l’enseignement que la soif de connaissance des jeunes : comment ils s’approprient la littérature. On est alors partis sur un projet un peu fou, une série sur les grands classiques du roman français à travers l’apprentissage d’élèves a priori peu favorisés, pas tournés vers cela. La Princesse de Clèves, premier roman moderne de la littérature française, s’est imposé naturellement. Critiques : Nous, princesses de Clèves -
Brazil

"Avec Nous, princesses de Clèves, le documentaliste Régis Sauder ne se contente pas d’offrir une cure de jouvence à ce livre du XVIIe siècle. Il nous offre une brillante démonstration des bienfaits de la culture dans la France d’aujourd’hui. (…) Subtilement réalisé."
Woody Alain (article entier disponible dans Brazil n°39, page 14)
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Les inrocks

" Le plus beau, c’est la compréhension et l’usage qu’en font ces lycéens. (…) La Princesse de Clèves comme reflet des flux sentimentaux lycéens ou mode d’emploi existentiel contemporain, toutes classes sociales confondues. "
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°800, page 68-69)
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Première

"Le résultat et surprenant [...] Une énergie folle traverse ce long métrage. Et, même si la réalité de ces mômes black, blanc, beur n'est pas toujours rose, même si l'avenir est incertain, il y a de l'espoir dans ce portrait de groupe avec âme."
Isabel Danel (article entier disponible dans Première n°409, page 40.)
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Le Journal du Dimanche

" Abou, Aurore, Sarah, Wafa et les autres sortent de l’adolescence avec les mots de la princesse, donnant de vrais instants de grâce et de justesse. Mais que déduire de ce bouquet présélectionné d’une vingtaine de destins singuliers aux performances boostées par la présence d’une caméra ? "
Jean-Luc Bertet (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 28/03/2011)
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Libération

" Ces jeunes assument le rapport frontal à l’objectif pour exprimer sans doute bien plus de choses qu’ils n’ont jamais osé le faire avec leurs proches. Aussi sensible qu’éloquente, cette parole, qui cumule les incertitudes liées à l’adolescence et à un environnement «défavorisé», révèle au moins autant de courage que de fragilité. "
Gilles Renault (article entier disponible dans Libération du 30/03/2011)
La littérature miroir qui libèreLe propos de Nicolas Sarkozy suggérant qu’il était inutile de mettre La Princesse de Clèves au programme d’un concours administratif est généralement interprété comme le signe que la droite néo-libérale voudrait des cerveaux pré-formatés auxquels il suffirait d’enseigner des matières techniques et scientifiques pour faire fonctionner la société de façon opti- male (c’est-à-dire pour que les individus soient de bons rouages d’une économie tournée vers le profit de quelques-uns). La construction d'un espace communParmi les questions soulevées par la rencontre entre La Princesse de Clèves et la vie de ces élèves de lycée Z.E.P., l’une des plus prégnantes et à proprement parler « politique » (l’organisation collective de la vie publique) est celle de l’espace. Habiter dans un quartier sensible, c’est, par delà les questions sociales, économiques, ou « ethniques », un certain rapport à l’espace, induit par une architecture et un urbanisme spécifiques. |
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