Un sujet comme une rencontre
Deux de mes amis, Bernard Minoret et Claude Arnaud, avaient composé une pièce remarquable intitulée « Les Salons », adaptée de la correspondance de Madame du Deffand et Julie de Lespinasse. C’est la chronique d’un rapport passionné et destructeur entre deux femmes dans le contexte brillantissime des salons du XVIIIe siècle. Ils en avaient tiré un scénario et j’étais décidée à les aider, sans avoir l’intention de le mettre en scène. Philippe Carcassonne en avait les droits et j’en ai parlé à Pascal Houzelot. C’est lui qui m’a convaincue que j’étais celle qui devait le réaliser. Dès lors, j’ai été prise entre l’envie de traiter cette histoire qui me touchait et une réserve qu’impliquait le film d’époque. Je ne me sentais pas assez à l’aise pour un film avec un contexte historique et j’avais peur d’y perdre une part de ma liberté. J’ai tergiversé quelque temps, puis j’ai malgré tout décidé de prendre le risque - à condition de trouver les deux actrices idéales.