J’aime le Maroc, profondément, viscéralement, affectivement, esthétiquement. Mais comment parler de ce pays avec amour et lucidité ? C’est à Casablanca, mégapole dense, grouillante, vivante, dans un mélange d’arabe courant truculent et de français que j’ai voulu me perdre avec délices. Alors j’ai dessiné mon « Aziz », mon Number One. Je l’ai cherché, découvert, apprivoisé. Je l’ai détesté, je lui ai pardonné... Il m’a fait peur, rire, pleurer. Je l’ai aimé dans ses contradictions, dans sa froideur, son injustice, dans sa pudeur...Son histoire est celle d’un pays en pleine mutation.