Sur une planète Terre devenue méconnaissable, la confrontation d’un homme avec son passé va le mener sur le chemin de la rédemption et de la découverte alors qu’il se bat pour sauver l’humanité de sa perte.
2077 : Jack Harper (Tom Cruise), en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.
Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie «céleste» de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia (Olga Kurylenko) déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir. Ce qu’il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelle mission, Jack est poussé à une forme d’héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l’humanité est entre les mains d’un homme qui croyait que le seul monde qu’il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais.
" Le réalisateur mêle ses connaissances techniques à un vrai sens de l'écriture pour offrir à la star un rôle à sa mesure dans un film aussi spectaculaire que malin. "
Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 10/04/2013)
Le Monde
" Mais plus que les conventions d'un scénario qui renvoient à quelques ressorts classiques du genre, c'est dans une certaine forme de romantisme que le film de Joseph Kosinski puise sa force. "
Jean-François Rauger (article entier disponible dans Le Monde du 10/04/2013)
Télérama
" (...) Du grand spectacle sur la planète du Déjà-Vu. "
Cécile Mury (article entier disponible dans Télérama n°3301, page 65)
Le Parisien
" Galactique. "
H.L (article entier disponible dans Le Parisien du 10/04/2013)
Le Nouvel Observateur
" Porté par un excellent scénario (...) « Oblivion » n’en demeure pas moins terni par une mise en scène ultra branlante qui navigue entre visions apocalyptiques envoûtantes, virtuosité nanardisante, direction d’acteurs aléatoire et gadgets kitschissimes. "
Guillaume Loison le 10/04/2013 le (article entier disponible sur le site CinéObs)
En 2005, 5 ans avant que Joseph Kosinski ne réalise son premier long-métrage Tron L'Héritage, il a écrit une nouvelle de 12 pages intitulée «Oblivion». Cette histoire futuriste située en 2077 – six décennies après qu’une invasion extra-terrestre ait irradié la Terre – suit la mission de Jack, un réparateur opérant sur une planète presque entièrement anéantie et qui s’interroge sur sa place dans l’univers.
Si de nombreux films d’action sont surpeuplés de personnages, une des caractéristiques d’Oblivion est sa distribution limitée. Jack étant le dernier réparateur de drones sur Terre, ses chances de rencontrer des survivants sont minimes. Les scénaristes ayant élaboré une intrigue très concise, le choix des acteurs était capital.
Le tournage d’Oblivion débuta en mars 2012 aux studios Celtic à Bâton-Rouge (Louisiane). Plus des deux tiers du film allaient être tournés sur le terrain à l’arrière des studios et sur cinq de ses sept plateaux. Sur le plateau numéro 4, le réalisateur et son équipe, comptant environ 350 hommes et femmes, s’attelèrent à la reconstitution de la New York Public Library : une copie presque conforme du célèbre bâtiment situé au croisement de la 5e avenue et le la 42e rue à Manhattan, avec un côté post-apocalyptique en plus. L’énorme construction allait remplir les 3000 m2 du plateau.
En deux longs-métrages seulement, Joseph Kosinski a imposé sa vision esthétique, créant des mondes d’une impressionnante beauté et d’une stylisation incomparable, comme il le prouve à nouveau avec la Tour.
À la fin du 21e siècle, ce monde au-delà des nuages contraste fortement avec le délabrement de la Terre. Membres d’une équipe de nettoyage, Jack et Vika se préparent à rejoindre le reste de la population évacuée dans une nouvelle colonie spatiale. Mais pour l’instant, ils évoluent dans un monde confortable et fonctionnel et jouissent au quotidien d’une vue exceptionnelle.
Attenant à l’espace d’habitation de la Tour, se trouve l’aire d’atterrissage du Techoptère, le principal engin de transport de Jack quand il doit se rendre sur Terre ou patrouiller les cieux. Le réalisateur fut enchanté de voir se matérialiser le vaisseau qu’il avait imaginé quelques années auparavant : un mélange de chasseur à réaction et l’hélicoptère Bell 47. «Le Techoptère est la première machine que nous avons élaborée pour le film», commente- t-il. «Pour tous ceux qui comme moi ont grandi avec Top Gun (Tony Scott, 1986), c’est un
Wildfactory et son concepteur phare Daniel Simon, en conjonction avec l’accessoiriste Doug Harlocker, ont conçu les drones, qui sont tout aussi élaborés que le Techoptère. Ces tueurs sans âme sont chargés de débarrasser la Terre de tout reliquat de vie extra-terrestre. Mais Jack doit constamment rester sur ses gardes car ces machines à tuer ne font aucune distinction. L’accessoiriste explique : «Nous avons décidé très tôt que les drones sans leur carénage ressembleraient à des voitures sans carrosserie. Démunis de leur carlingue, les drones ressemblent à des machines grossières, ils ont un aspect effrayant, à la Terminator.»
Sur le plateau numéro 7 des studios Celtic, le département artistique, sous la direction de Kevin Ishioka, construisit l’intérieur du vaisseau spatial Odyssée. L’équipe avait pour mission de recréer un cockpit qui ressemble à celui d’une véritable navette spatiale et d’obtenir un effet crédible d’apesanteur pour les scènes tournées avec Tom Cruise et Andrea Riseborough.
Au début du planning de tournage, l’équipe se rendit une quinzaine de jours à la Nouvelle-Orléans pour tourner les scènes avec les survivants, à la tête desquels on trouve Beech et Sykes, qui se sont réfugiés dans un lieu appelé Raven Rock. Pour le réalisateur, «Raven Rock et la Terre sont esthétiquement à l’opposé de ce qu’on a pu voir dans la Tour.»
L’équipe se rendit également à New York pour tourner sur la terrasse panoramique au sommet de l’Empire State Building pendant 2 jours, puis au pied de l’édifice, sur la 5e avenue, pendant une journée supplémentaire. Ils s’installèrent dans un espace relativement limité dans le coin situé au sud-ouest de la plateforme alors que le reste du 86e étage fonctionnait normalement, avec quelque 10 000 visiteurs acheminés au cours de la journée. En plus de la vue magnifique qui leur était réservée, de nombreux touristes furent ravis d’y entrevoir une de leurs stars préférées au travail.
Joseph Kosinski rêvait depuis longtemps de tourner les scènes d’extérieur d’Oblivion en Islande, qui semblait en effet le lieu idéal avec, au beau milieu de l’été, des jours qui durent 22 h. Il explique : «La guerre a renvoyé la Terre à l’âge de pierre, elle est dans un état de délabrement total. En Islande, on trouve du sable noir et des couleurs éclatantes. Le paysage est désolé mais aussi très beau. Le film se déroule en grande partie la journée et nous avons pu le tourner avec une lumière naturelle unique en son genre et propre à l’Islande.» L’ironie étant que le centre de contrôle que dirige Sally ne se met en veille que la nuit venue, et il n’y avait qu’une fenêtre très étroite pour tourner la nuit étoilée.
Après la der des ders, les seuls survivants, autant que Jack sache, sont les Chacals, des charognards extraterrestres. Ces créatures sont toutes interprétées par des cascadeurs, ce qui nécessitait des costumes à la fois résistants et fonctionnels. À la base de leurs masques, on trouve une simple cagoule d’aviateur à l’envers sur laquelle différents accessoires ont été ajoutés, tels que des oreillettes lumineuses et des anciens morceaux d’appareils-photo et de plomberie qui couvrent les yeux, chaque costume étant une pièce unique.
Oblivion a le mérite d’être le premier film distribué en salles à avoir été tourné avec la caméra Sony CineAlta F65 d’une résolution 4K qui offre une netteté d’image exceptionnelle. Sachant qu’il allait tourner en Islande, Joseph Kosinski choisit cette caméra dans le but de pouvoir rendre compte des magnifiques paysages, mais aussi de la vivacité des couleurs et des multiples nuances du ciel. «La caméra est sortie de l’usine à peine quelques semaines avant le début du tournage», dit-il aujourd’hui en riant. «Sa résolution est quatre fois supérieure à n’importe quelle autre caméra numérique. Elle permet non seulement de saisir l’étincelle dans le regard des acteurs, mais tous les détails des paysages islandais de façon spectaculaire.»
Le superviseur des effets visuels Eric Barba avait déjà collaboré avec Joseph Kosinski sur Tron L'Héritage. Son but pour Oblivion était de donner vie en post-production à la vision du réalisateur de manière à ce que les spectateurs ne doutent pas un seul instant que le Techoptère est à même de voler, que la Tour se dresse à 1 km d’altitude et que les drones s’élancent à la poursuite des Chacals à des vitesses étourdissantes.
En rejoignant l’équipe d’Oblivion, la célèbre chef costumière Marlene Stewart, qui a signé entre autres les costumes de Jfk et Les Doors (Oliver Stone, 1991), Terminator 2 (James Cameron, 1991) et Tonnerre Sous Les Tropiques (Ben Stiller, 2008), savait qu’elle ouvrait la porte d’un monde totalement futuriste et stylisé. Elle déclare : «Joseph voulait que tout soit aérodynamique, épuré et donne l’impression d’avoir été manufacturé. Une des plus grosses difficultés tenait à la palette chromatique qui se résumait à des nuances de gris. Nous avons découvert qu’il existe une infinité de gris et nous avons créé un nuancier allant du gris-vert, au gris-brun et jaune, mais notre choix se limitait néanmoins à deux ou trois couleurs.»
Quand Kosinski rédigea l’histoire d’Oblivion en 2005, il rêvait déjà que la bande originale soit composée par le créateur de M83, Anthony Gonzalez. Son travail semblait parfaitement correspondre à l’univers que Kosinski souhaitait créer. Ce Français qui s’est produit internationalement avec des groupes tels que Depêche Mode, The Killers et Kings of Leon, a débuté sa carrière en 2001 et a récemment sorti son sixième album, «Hurry Up, We’re Dreaming». «Sa musique est non seulement originale et innovante, elle est aussi pleine d’émotions», commente le réalisateur. Avec l’orchestrateur de Tron L'Héritage, Joseph Trapanese, Anthony Gonzalez a composé d’éclatants paysages sonores qui distinguent Oblivion de tous ses prédécesseurs et sont en parfait accord avec l’action et les images somptueuses du film. «C’est une musique hybride, en quelque sorte. Un mélange de musique électronique et de percussions, avec un orchestre et une chorale en prime», ajoute Kosinski. «Une musique très originale pour un film très original.» Quant à Anthony Gonzalez, il déclare : «Je voulais composer pour le cinéma depuis des années, et écrire mes premiers accords pour un film aussi ambitieux que celui-ci est un vrai cadeau. Quand Joseph et moi avons commencé à échanger nos idées pour la bande originale, je me suis soudain intéressé à la science-fiction et aux musiques propres à ce genre.» M83 avait reçu plusieurs propositions avant Oblivion, mais comme il l’explique : «Je n’avais jamais eu la chance de tomber amoureux d’un projet comme ce fut le cas ici. Je me sens proche de l’histoire, de la vision de Joseph et de ses influences. Je me sentais prêt.»