Comment est né ce projet ?
Je cherchais à faire un film sur la maternité et, au cours d’une discussion avec ma mère il y a dix ans, j’ai appris qu’il y avait des bébés en prison, ce que j’ignorais. Cela m’a touché, et puis j’ai eu envie d’en savoir plus. J’ai donc commencé à me documenter. Au cours de mes recherches, je me suis d’abord intéressé aux bébés, et puis à leurs mères. Et j’ai découvert la situation de ces prisonnières qui sont aussi des mères : je me suis pris une première claque, et tous mes préjugés sont tombés. Au début, je voulais en faire un court métrage et je me suis aperçu que ce format n’était pas envisageable car il y avait trop à dire, et j’avais trop de choses à apprendre pour ne pas tomber dans le cliché. Dès 2002, j’ai décidé que cela serait le thème de mon premier long métrage. Entre-temps, j’ai réalisé plusieurs courts métrages et, dès que j’avais un moment de libre, je me replongeais dans ce projet : je me suis rapproché de nombreuses associations du milieu carcéral, j’ai vu pas mal de documentaires et j’ai lu tout ce qui existait sur le sujet.