Pour commencer, racontez-nous le parcours qui vous a conduit à devenir réalisateur...
Avant de faire du cinéma, j’ai commencé par le théâtre que j’ai pratiqué d’abord en Alaska où je suis né et à Seattle où je suis allé à l’école. Puis, quand il y a dix ans, je suis revenu à « la maison », à Barrow - à la pointe nord de l’Alaska où on a tourné
On The Ice -, j’ai créé une troupe de théâtre avec un de mes cousins. Et on a monté des pièces en iñupiaq (la langue inuit de cette région de l’Alaska). Ce qui fut d’ailleurs aussi un moyen pour moi d’apprendre cette langue que je maîtrisais mal. J’adorais à la fois raconter des histoires et essayer de toucher la communauté où je vivais. Mais le public était forcément restreint : 400 personnes maximum. Alors, j’ai eu envie de pratiquer un art qui me permette de parler au plus grand nombre de cet endroit du monde dont je suis originaire. C’est pour cela que je suis allé étudier le cinéma à l’Université de New York et que j’ai commencé à réaliser des courts métrages.