En quoi le rapport père/fille vous intéresse-t-il en tant que cinéaste ?
J’avais déjà abordé ce thème dans un court-métrage
Petite Sœur, où Olivier Gourmet jouait un père troublé par sa fille aînée, Clémence Poésy. Il peut y avoir entre un parent et son enfant un amour absolu, une relation très forte avec une connotation sensuelle. C’est admis dans la petite enfance, puis il faut tout replier. Parfois, c’est un renoncement violent. Cet amour devient alors un « paradis perdu ». Cela m’intéressait d’aller voir les traces, les cicatrices qui subsistent de cette innocence, de cette liberté.