Vous avez choisi d'aborder le thème des attentats suicides à travers le regard de futurs kamikazes…
J'avais envie de raconter l'histoire de gens dont on ne parle pratiquement jamais, sauf de manière anonyme dans la presse pour dénoncer ces actes. L'attentat suicide est un acte extrême, que je condamne, mais ce qui m'intéressait c'était de raconter une histoire de l'intérieur et de partir, non pas de l'acte en lui-même, mais du processus qui conduit ces hommes à commettre de tels actes. Nous ne sommes que très rarement, voire jamais, confrontés à leur version des faits. Comment se justifient-ils, non seulement par rapport à leur famille mais aussi par rapport à leur propre conscience ?