Parc

    en DVD le 25 Août 2010
Parc
Long mais visuellement beau.
(France)
Genre : Drame - Duree : 1H49 mn
Distributeur : Ad Vitam - Editeur DVD : Édition Montparnasse
Sortie à la Vente en DVD le 25 Août 2010
Sortie Blu-Ray le 25 Août 2010
Sortie en salles le 14 Janvier 2009
Année de production : 2009

Résumé du film Parc

Georges Clou habite au Parc, luxueuse ville privée de la Côte d’Azur. Il aime sa femme, son fils, sa maison et son chien. Va au bureau le matin, à l’église le dimanche, indifférent à l’agitation sociale qui secoue le pays. Riche, solitaire, Paul Marteau traîne une existence mélancolique et désoeuvrée. Déchiré entre la sévérité du jugement qu’il porte sur le monde et son désir d’y appartenir, Marteau s’installe au Parc. Clou y voit l’occasion d’une sincère amitié. Marteau y trouve une nouvelle raison de vivre : détruire l’idéal de bonheur de l’homme occidental incarné par la famille Clou.

Galerie Photos : Parc

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Les avis sur le film Parc

 
 

    Notre critique : Parc 2 étoiles

      Long mais visuellement beau.

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Adepte des scénarios éclatés et des images stylisées, Arnaud Des Pallières récidive avec Parc. L’histoire mélange ici passé, présent et futur, le tout ne prenant de véritable cohérence qu’à la fin. Le problème, c’est qu’entre le début et l’épilogue, l’esprit du spectateur a tendance à se détacher du film pour se concentrer sur son estomac qui gargouille ou sur le soudain bâillement qu’il ne peut retenir.

      La faute à une histoire qui traîne en longueur. Si l’éclatement scénaristique est propice au suspense, il faut savoir maintenir un minimum de cohérence et de rythme dans le montage. Or, le film est lent. Le spectateur écoute les monologues de ces pauvres personnages riches , qui s’ennuient à mourir dans leurs cages dorées et qui découvrent que, en dehors de leur belle résidence (Le Parc), le monde souffre de violences selon eux totalement inexplicables et injustifiées (les émeutes en banlieue). Empêtrés dans leur quotidien et leur routine immuables, ils ne font rien qui puisse capter l’attention du spectateur.

      Seulement, un loup, qui prend la forme de Jean-marc Barr, s’est introduit dans la bergerie, et a bien l’intention de croquer un mouton. Si possible, un beau : riche, marié, père de famille (incarné par Sergi Lopez)… Son but : créer un électrochoc, en réaction à l’apathie du monde qui l’entoure. On se dit alors que tout va devenir intéressant. Mais non. Le loup est tapi et observe sa proie, sans bouger. Jusqu’au dénouement.

      Alors, quel est l’intérêt du film ? Tout d’abord, on ne peut qu’apprécier la beauté des plans. Dans le film, Jean-marc Barr est envoûté par l’architecture et le design d’une maison. De même, le réalisateur réussit à nous hypnotiser grâce à des plans (larges) extrêmement stylisés. Certaines scènes de dialogue (ou de monologue) possèdent une grâce et une beauté insaisissables, comme la rencontre entre Jean-marc Barr et Géraldine Chaplin. Malheureusement, s’il est important de soigner la forme d’un film, il vaut veiller à ce qu’elle n’étouffe pas le propos. Et c’est ce qui se passe souvent ici.

      La plus grande réussite du film vient surtout de l’interprétation : on y retrouve deux comédiens totalement opposés, qui ont en commun d’avoir un talent réel et une présence monstrueuse. Ils réussissent à jeter le trouble sur leurs personnages, leurs évitant de tomber dans un manichéisme lourd. Sergi Lopez est admirable d’intensité. Il occupe l’écran de son aura puissante, protectrice, mais aussi très menaçante. Derrière l’homme a priori parfait, on devine une sorte de cruauté, de dédain.

      Et puis il y a l’extraterrestre Jean-marc Barr. Car cet homme n’est définitivement pas humain, mais lunaire. Son personnage aurait pu tomber dans le piège du sadisme pur, de l’inhumanité réincarnée. Mais l’acteur incarne ici un personnage totalement hors du monde, et lui donne sa grâce et sa beauté incandescentes, irréelles. Il transforme ainsi le pervers violent en homme perdu et lointain, comme à la recherche de quelque chose que lui seul voit. Impressionnant.

      Dommage que le film n’arrive pas à focaliser suffisamment l’attention du spectateur sur ces deux personnages remarquablement interprétés.
      Anne-Louise Echevin

    Critiques : Parc 2 étoiles

    • Le Monde
      Le Monde

      " La satisfaction d'attirer l'attention sur ce film est d'autant plus intense que plane la conviction d'être en présence d'un grand cinéaste, quand bien même les festivals les plus prestigieux l'ont refoulé. "
      Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Le Monde du 14/01/09)
    • Libération
      Libération

      " On sort de Parc lessivé, mais stimulé."
      Anne Diatkine (article entier disponible dans Libération du 15/01/2009)
    • Studio Magazine
      Studio Magazine

      " Cette histoire, traitée sur un mode destructuré, est déroutante d’opacité. "
      T.B. (article entier disponible dans Studio n°253, page 35)
    • Les Inrocks
      Les Inrocks

      " Inutilement lent et insistant, Parc manque aussi de rythme, de scansion. Despallières a réalisé un film ambitieux dans sa thématique malaisante, mais sans trouver sa forme idéale. Dommage. "
      Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°685, page 52)
    • Télérama
      Télérama

      " Dans Parc, tentative de thriller chez les bourgeois de la Côte d'Azur, l'esthétique du cinéaste vire malheureusement de l'emphase à la boursouflure. "
      Samuel Douhaire (article entier disponible dans Télérama n°3079, page 45)

    Caractéristiques du DVD

    Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
    Son : Stéréo PCM • VF

    Entretien avec le réalisateur

    En quoi Parc, adapté d’un roman des années 60, représente-t-il les conflits de notre société moderne ?
    Le film raconte des choses aussi modernes qu’anciennes : les riches ont peur des pauvres et s’en protègent comme ils peuvent, un père a peur du jugement de son fils et manque de le tuer, l’argent fait le malheur de ceux qui n’en ont pas mais aussi de ceux qui en ont, l’amour entre époux est un labeur de tous les jours, etc.

    À propos de John Cheever

    John Cheever, écrivain américain mort en 1982, est peu connu en France. Né en 1912, il fut reconnu dès les années 30 comme un maître de la nouvelle américaine. Raymond Carver trouve en lui un modèle et devient son ami. Aujourd’hui, Cheever supporte largement la comparaison avec Carver mais son écriture est plus exubérante. Cheever est un écrivain de nouvelles et “Bullet Park” est l’un de ses rares romans. Étrange roman : nombreux monologues intérieurs des différents personnages, multiples digressions emboîtées les unes dans les autres telles des poupées russes, fréquents sauts dans le temps (passé, présent, futur s’y croisent sans cesse), multiplicité des récits... Cheever déploie toutes les figures dont dispose la littérature moderne, faisant de son roman une sorte d’éblouissant désordre, secrètement et savamment composé. À part une nouvelle (“Le Nageur”) dont a été tiré un film avec Burt Lancaster, John Cheever, réputé pourtant aux États-Unis comme un grand inventeur d’histoires, n’a jamais été adapté au cinéma. Ni par les Américains, ni par d’autres. Pourquoi? Peut- être simplement à cause des audaces littéraires citées plus haut, audaces que le cinéma de l’époque n’osait pas encore faire siennes ? Mais on raconte aujourd’hui plus facilement plusieurs histoires dans un même film, on mêle plus volontiers plusieurs époques et on accepte sans doute mieux l’intrusion d’une voix off à l’intérieur de scènes de comédies. Cheever n’attend, j’en suis convaincu, que d’être (re)découvert. Je serais heureux que mon film donne envie de le lire...

    Entretien avec Sergi Lopez

    Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
    Je suis très peu cinéphile. Je connais donc rarement le parcours des cinéastes qui souhaitent travailler avec moi. Du coup, je n’ai aucun a priori sur les scénarios qu’on me propose et me fie essentiellement à l’intuition de la première lecture. C’est ce qui s’est passé avec Parc : je ne me suis pas demandé si c’était un polar ou un drame, ou qui étaient les autres acteurs pressentis - ce ne sont pas des paramètres dont je tiens compte. Je ne connaissais pas Arnaud Des Pallières mais son scénario m’a vraiment intrigué dans sa manière insolite de soulever des questions très contemporaines.

    Arnaud Des Pallières à propos de Sergi Lopez

    J’avais écrit cette lettre à Sergi Lopez pour lui demander de jouer Clou : “Cher Monsieur, il est difficile de rendre compte de l’intuition au nom de laquelle on est convaincu qu’un acteur est “la“ chance d’incarnation d’un personnage. Georges Clou est un père aimant, un mari amoureux, un homme simple dont on pourrait dire qu’il est fait pour le bonheur s’il n’y avait cette crise qu’il traverse et que le film raconte. Les gens heureux n’ont pas d’histoire... il faut donc un acteur particulièrement gracieux pour l’interpréter. Un qui ne passe pas en force, qui prend le temps de s’attarder aux menus détails dont un personnage est fait. Je crois que vous avez cette qualité précieuse et j’aimerais que vous acceptiez d’en faire profiter mon film.” Je n’ai finalement jamais envoyé cette lettre car Sergi et moi avons fini par nous rencontrer autrement. Mais elle exprime toujours l’essentiel des raisons de mon choix.

    Entretien avec Jean-Marc Barr

    Comment avez-vous rencontré Arnaud Des Pallières ?
    Il avait aimé ma présence dans Crustacés et coquillages d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Comme je ne connaissais pas son univers, j’ai visionné DISNEYLAND, mon vieux pays natal et Adieu: j’ai eu l’impression qu’Arnaud était un formidable héritier de la Nouvelle Vague - sans chercher à la copier - et j’ai été frappé par sa sensibilité, très rare dans le cinéma français d’aujourd’hui.

    Arnaud Des Pallières à propos De Jean-Marc Barr

    Jean-marc Barr est devenu en un jour, en un film, mondialement célèbre. Il semble être resté depuis ce jeune homme riche et solitaire qu’incarnait aux yeux du public l’acteur du Grand Bleu. Physiquement, il est étonnant de constater à quel point il a peu changé. Tout juste le visage a-t-il gagné en gravité. Mais c’est la même innocence, la même absence de psychologie, la même beauté immédiate. Acteur physique, sensuel, pourvu d’un discret accent américain, Jean-Marc portait pour moi déjà en lui cet homme trop riche, trop beau, ce solitaire à l’identité hésitante, désireux d’intégrer la petite communauté du Parc, qu’un effondrement dépressif pousse un jour à commettre un acte catastrophique.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 2 étoiles
    Le Monde 4 étoiles
    Libération 4 étoiles
    Télérama 2 étoiles
    Studio Magazine 2 étoiles
    Les Inrocks 2 étoiles
    Ouest France 1 étoiles
    VSD 1 étoiles
    Positif 1 étoiles
    TéléCinéObs 1 étoiles
    A Nous Paris 1 étoiles
    Les Cahiers du cinéma 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    14 avis 4 étoiles
    12 avis 3 étoiles
    7 avis 2 étoiles
    12 avis 1 étoiles

    Casting : Parc

      Réalisation
    Realisateur
      Acteurs
    Acteur Principal
    Paul Marteau
    Hélène Clou
    Acteur Principal
    Evelyne Marteau
    La Mère De Marteau
    Le Propriétaire
    L'Enseignante
    Le Guérisseur
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • Paris 14h : 45 entrées
    • 1er jour IDF : 276 entrées
    • 1ère semaine IDF : 2 349 entrées
    • Cumul IDF : 3 473 entrées

    • Cumul France : 6 155 entrées