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Parfum de femme

    en DVD le 07 Mai 2009
Un film qui sent le chef d’œuvre
Un film de , avec , et .
Titre original : PROFUMO DI DONNA (Italie)
Genre : Drame - Duree : 1H43 mn
Distributeur : Les Acacias - Editeur DVD : Opening
Sortie à la Vente en DVD le 07 Mai 2009
Sortie en salles le 16 Juillet 2008
(Reprise, Première sortie en 1976)
Année de production : 1974
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.33/5(54 notes)
Grand Prix d'interprétation masculine pour au festival de Cannes en 1975
César du meilleur film étranger en 1976
Nommé pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et pour le meilleur scénario et mise en scène en 1976.

Résumé du film Parfum de femme

Victime sept ans auparavant de l’explosion d’une bombe qui lui a fait perdre ses yeux et sa main gauche, le capitaine Fausto refuse de se conduire en infirme. Individualiste, cynique, sarcastique, d’une agressivité permanente, Fausto reste un tombeur de femmes grâce à l’un de ses sens aiguisés : il devine leur présence au parfum qu’elles dégagent. En compagnie d’un jeune ordonnance qu’il rudoie sans cesse, Fausto se rend à Gênes où Ciccio, la jeune recrue, doit faire pour son maître la chasse aux prostituées, à Rome où il rend visite à un cousin prêtre, à Naples enfin où il loge chez Vincento, un autre aveugle, résigné et soumis. Fausto y retrouve aussi Sara, superbe jeune fille depuis longtemps amoureuse de lui, dont il refuse l’amour. Une fois de plus Fausto repousse l’amour de Sara et celle-ci est inquiète car les deux aveugles ont décidé d’exécuter ce soir-là un mystérieux projet...

Bande annonce et vidéos (3 vidéos )

Galerie Photos ( 5 photos )

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Les avis sur le film Parfum de femme

 

    Notre critique : Parfum de femme

      Un film qui sent le chef d’œuvre

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema
      0 étoile
      « Grands classiques »… On habille de cette expression les films pour lesquels, malgré les années de vécu et les vieillissements de la pellicule et/ou de la bande sonore, la magie reste, le message demeure et se diffuse, préservant tout son sens… Parfum de femme est de ceux-là, de cette trempe.
      Tourné en 1975, le film de Dino Risi parle de la cécité, de l’éducation, de l’apprentissage de la vie avec une justesse et un sens parfaitement aiguisé de la mise en scène. S’il est difficile de replacer les scènes du film dans notre monde contemporain, on en retient néanmoins les pensées abordant la non-acceptation de l’infirmité, la détresse morale. Fausto (Vittorio Gassman), manchot et aveugle, est un être exécrable, capricieux, cynique à souhait, sarcastique, agressif, parfois violent… Et pourtant on éprouve de la compassion pour cet homme. Un sentiment dû au talent de l’acteur Vittorio Gassman qui fait exister et de manière admirable un homme qui, de par sa condition invalidante, est devenu un révolté sans attaches (mais pas sans cœur). Consacré « Grand prix d’interprétation masculine » en 1975, c’est bien la preuve que le Festival de Cannes n’a pas été aveugle à ce rôle de composition hors norme.
      A ses côtés, le jeune Alessandro Momo fait mieux que se défendre en interprétant Ciccio, jeune ordonnance de Fausto, « maltraité » de tous bords et qui au fil de ses aventures et de sa mission apprend la vie et l’amour. Et, comment ne pas être indifférent à la beauté implacable et au regard passionné et passionnel d’Agostina Belli (Sara), dont les effluves de désir parfume le film.
      Un regret peut-être, mais il est bien nuancé. Dino Risi aurait peut-être pu gardé le titre original du roman adapté, « Il buio e il miele » (L’obscurité et le miel), évocation poétique de la confrontation en scène.
      Ca n’enlève rien à la qualité des images, œuvres d’une grande pureté et délicatesse. Elles nous feraient presque penser à des peintures impressionnistes. Que dirons-nous si ce n’est… ? Bellissimo, Grazie Mile.

    Critiques : Parfum de femme 3 étoiles

    • Première
      Première
      3 étoiles
      " Ne serait-ce que pour l’interprétation géniale de Vittorio Gassman il faut avoir vu Parfum de femme. "
      V.L.B. (article entier disponible dans Première n°378, page 89.)

    Caractéristiques du DVD

    Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.66
    Son : Dolby Digital 2.0 Italien, Français
    Sous-titres : Français

    Bonus :
    - Interview de et
    - Bande-annonce originale

    Notes de Prod.

    Un des plus grands classiques du cinéma italien contemporain.

    Dans un climat renfermé, discret et secret, y dresse le portrait étonnant d’un homme blessé et vaincu moralement, qui ne trouve plus de sens à sa vie qu’en exerçant une domination perverse sur un inférieur sans défense. Il y aurait bien les femmes pour le ramener à un comportement plus humain, mais il craint que leur amour ne soit dicté par la pitié. Ce qui l’intéresse le plus, ce qui l’excite encore, c’est de pouvoir rire de tout, de lui-même comme des autres, un rire amer, désespéré, un rire qui se moque du malheur, comme si c’était la seule façon de supporter le fardeau de son existence.

    Analyse

    Deux hommes, l’un d’âge mûr, l’autre encore adolescent, au long d’un itinéraire à travers l’Italie. Deux hommes liés l’un à l’autre : le premier en raison de sa cécité, le second par l’inexpérience de son âge. Deux itinéraires aux destinations incertaines : la mort ou l’amour, la solitude ou la résignation, l’âge adulte ou/et l’amertume. Itinéraire à la démarche suicidaire pour l’adulte, itinéraire en forme de naissance à la vie pour l’adolescent. L’un s’enrichit de ce que l’autre va et veut perdre... Ce pourrait être le scénario d’un film américain, de quantité de westerns, aussi bien qu’un roman picaresque. Mais ce pourrait tout aussi bien, l’infirmité en plus, résumer l’argument du Fanfaron que réalisa en 1962. Une nouvelle vision de ce film, auquel le temps n’a pas donné une seule ride, rend encore plus saisissante la filiation qui conduit le réalisateur à Parfum de femme treize ans plus tard.

    Entretien avec Dino Risi

    Il vous arrive rarement de partir d’un roman pour faire un film. C’est pourtant le cas avec Profuma di donna...
    Effectivement ce n’est pas dans mes habitudes, et je crois que cela a dû m’arriver deux fois avant ce film : en 1960 avec Un amore a Roma (L’Inassouvie) et en 1969 avec Il giovane normale. Je préfère généralement travailler sur des histoires originales sans m’attacher à quelque chose qui existe déjà au niveau de l’écriture. Mais le roman de Giovanni Aprino “Il buio e il miele”(L’obscurité et le miel) auquel je suis resté assez fidèle, apportant peu de changements sinon pour le condenser, est une oeuvre originale dans le panorama littéraire italien. Ce qui m’a attiré dans “Il buio e il miele” c’est ce caractère d’un aveugle qui n’accepte pas la cécité, d’un homme mûr, violent, luxurieux, rempli de curiosité et d’appétit et qui est en train de quitter la vie. Il y a une sorte de duplicité fascinante dans cette façon de quitter la vie et en même temps de l’aimer de façon désespérée. En outre, il y avait en Italie un grand acteur auquel je suis très attaché - nous en sommes à peu près à notre dixième film ensemble ! - et pour lequel semblait avoir été écrit ce personnage très fort à la mesure de sa sensibilité. Mais le paradoxe a consisté à monter cette production difficile (car le sujet reposant sur un aveugle, effrayait) non pas sur le nom de Gassman, qui n’était pas très côté alors au box- office, mais sur la réunion du jeune , que Malicia avait fait exploser sur le plan commercial, et d’une jeune actrice dont on commençait à parler, ...