Titre original : PARQUE VíA (Mexique)
Genre : Drame - Duree : 1H26 mn
Distributeur : ASC Distribution
Sortie en salles le 08 Juillet 2009
Année de production : 2008
Leopard d'Or au Festival du Film de Locarno en 2008
Montgolfière d'Or au Festival des 3 Continents de Nantes en 2008
Montgolfière d'Or au Festival des 3 Continents de Nantes en 2008
Résumé du film Parque vía
Gardien d’une luxueuse demeure à Mexico, Beto, un vieil «indio», occupe seul les lieux vides dans l’attente que la maison soit vendue. Ses contacts avec l’extérieur se résument à la propriétaire qui vient inspecter son travail de maintenance et Lupe, une prostituée, qu’il paye une fois par semaine pour un peu de compagnie. Muré dans sa solitude parfois interrompue par les visites d’acheteurs, Beto vit comme un reclus, coupé de l’industrieuse ville de Mexico, un monde bondé et angoissant. Une simple visite au marché se transforme en un véritable supplice. Pour lui, la télévision constitue l’unique fenêtre sur le monde extérieur, même si la teneur des nouvelles ne change jamais: manifestations noyées dans le sang, meurtres crapuleux, guerres ignobles. Mais le gardien doit quitter la maison lorsque celle-ci est vendue. Malgré les efforts de son ancienne patronne pour lui trouver un nouvel emploi, il craint de ne pas pouvoir travailler au-dehors, habitué pendant plus de dix ans à vivre dans cet espace confiné.
Au-delà de la destinée de Beto, Parque vía montre, à travers le lien entre le vieil employé et la propriétaire, la fracture sociale dans un Mexique moderne: le fossé entre riches et pauvres confondu avec celui entre blancs et «indios» – les peuples indigènes du Mexique. Enrique Rivero dépeint la misère d’un individu, et donc celle de toute une population, cantonné aux activités les plus ingrates. Ce film basé sur la vie de Nolberto Coria, qui joue son propre rôle (Beto), mêle l’aspect documentaire à la fiction: «Il est nécessaire de filmer la beauté de la réalité. Pour arriver à le faire, on a filmé en super-16 mm. Ce format donne une image qui ressemble à celle des documentaires, ce qui nous aide à nous lier avec le personnage» précise Enrique Rivero.
Au-delà de la destinée de Beto, Parque vía montre, à travers le lien entre le vieil employé et la propriétaire, la fracture sociale dans un Mexique moderne: le fossé entre riches et pauvres confondu avec celui entre blancs et «indios» – les peuples indigènes du Mexique. Enrique Rivero dépeint la misère d’un individu, et donc celle de toute une population, cantonné aux activités les plus ingrates. Ce film basé sur la vie de Nolberto Coria, qui joue son propre rôle (Beto), mêle l’aspect documentaire à la fiction: «Il est nécessaire de filmer la beauté de la réalité. Pour arriver à le faire, on a filmé en super-16 mm. Ce format donne une image qui ressemble à celle des documentaires, ce qui nous aide à nous lier avec le personnage» précise Enrique Rivero.
1 vidéo : Parque vía
Critiques : Parque vía
-
Libération
"Rivero démontre dans ce premier long métrage une assez impressionnante maîtrise de son style."
O. St. (article entier disponible dans Libération du 08/07/2009) -
Les Inrocks
"Parque via est excellent, dans un de ces registres minimalistes qui en disent pourtant beaucoup. (…) Une façon interrogative, perméable au mystère du monde, d’envisager le cinéma, qui n’est peut-être pas la plus populaire mais demeure essentielle, nécessaire."
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°710, page 55) -
Le Monde
« Parque Via se rattache de manière explicite à l'univers de ce jeune cinéma mexicain bourré de talent et de promesses, marqué par sa noirceur, ses préoccupations sociales, et sa rage qui confine au surréalisme ».
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Le Monde du 08/07/09) -
Télérama
" (…) une réflexion sur la servitude sociale et l’enfermement volontaire."
Mathilde Blottière (article entier disponible dans Télérama n°3104, page 43) -
Positif
" (…) un apologue sur la fracture sociale qui caractérise le Mexique contemporain (…) "
J.A.G. (article entier disponible dans Positif n°581, page 140)
Les avis sur le film Parque vía
Interview du réalisateur

Le film est basé en partie sur sa vie. Nous avons tourné dans la maison où il a travaillé et il a été le premier a accepté de faire partie du film. Mon objectif était de faire partager au spectateur son rythme de vie et ses sensations. Nous n’avons pas tourné dans l’ordre chronologique. Il ne savait donc pas toujours quoi exprimer. Mais il avait totale confiance en moi. On a commencé par le filmer effectuant ses tâches quotidiennes, et plus vite que” prévu nous en sommes arrivés aux scènes demandant un effort d’interprétation. Et cela s’est très bien passé.
> Suite
Note du réalisateur
Cette histoire est le résultat des observations que j’ai faite depuis plusieurs années lors de mes visites á Mexico. En étant isolé dans cette maison, il est facile de ne voir les choses, qu’avec une certaine distance. Elles prennent un nouveau sens, une autre couleur. Le principal intérêt de ce film c’est le fait que l’histoire, du moins en grande partie est vraie. Beto existe et sa vie est comme ça.
> Suite

















