Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n’aime pas le Printemps.
Il se méfie des montées de sève, des désirs d’évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours…
Et il a raison Adamsberg…Sa fiancée, Camille, prend du recul, et son absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin : Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheur, si on ne la résout pas fissa…D’étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et des mots inquiétants, mystérieux, sont lâchés à la criée sur les marchés…
Et puis arrive ce qu’Adamsberg redoutait : Un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste…Et c’était ça qu’annonçait l’énigme, le retour du terrible fléau, mais avec une sacrée variante, il semble que quelqu’un contrôle la maladie et la porte où il veut…
Et puis on découvre un deuxième mort, et un troisième…
Au lendemain d’un tapis rouge très Dream et très girls à l’Olympia, me voilà tôt le matin, assise dans le salon très lounge de l’Hotel de Sers, à deux pas des Champs Elysées… A quelques mètres de moi, José Garcia, costume gris impeccable, barbe de quelques jours élégamment taillée et bronzage plutôt séduisant. Le comédien se révèle très vite particulièrement charmant, drôle et extrêmement sympathique - et nous voilà parti dans une folle discussion sur Fred Vargas, Régis Wargnier, les sensations et la peau du commissaire Adamsberg…
Imaginez… Régis Wargnier (réalisateur du très bon Man To Man) aux commandes de l’adaptation d’un thriller signé Fred Vargas et servi par un casting réunissant quelques uns des grands noms du cinéma français. Imaginez José Garcia (qui n’en finit plus de démontrer toute l’étendue de son talent) en flic fatigué, Michel Serrault (no comment) en prof cassé, Lucas Belvaux, Olivier Gourmet, Marie Gillain ou encore Nicolas Cazalé. Bref, imaginez un peu le tableau alléchant. Vous y êtes ?
Maintenant, oubliez tout car une fois face au très attendu Pars Vite et Reviens Tard, la déception risque d’être grande… A moins que vous n’admettiez l’idée que Monsieur Wargnier a décidé de vous faire une blague. Une mauvaise blague.
On avait somptueusement décrié (assassiné) le Da Vinci Code de Ron Howard ? Pars Vite… pourrait aisément et rapidement se targuer de la même réputation. Que diable a-t-il pu se passer pour qu’un projet d’une telle envergure – et auquel on avait envie de croire – se casse la figure à ce point ?
Car c’est bien de dérapage dont il s’agit. Une mise en scène soignée, mais vite pompeuse, une bande-son ampoulée, etc., dès les premières minutes, on tique un peu. Qu’importe, les acteurs n’ont pas encore abattu leurs cartes se dit-on… Ah ben si en fait. On le regrette vite. On leur en voudrait presque si on ne les voyait pas - livrés à eux-mêmes - se noyer dans les méandres d’un scénario inepte aux rebondissements tantôt complètement parachutés, tantôt courus d’avance. On n’ose même pas parler du dénouement grotesque qu’on nous inflige. Ne cherchez pas non plus la substance du roman, elle est restée au fond d’un obscur tiroir.
Pars Vite et Reviens Tard ? Et oui ami spectateur, tout est dans le titre.
" Régis Wargnier met tout son savoir-faire cinématographique au service de ce film noir à l’ambiance ténue et au rythme palpitant. (…) Il est aidé dans sa tâche par l’incroyable palette de jeu de José Garcia (…). "
(article entier disponible dans A Nous Paris n°338, page 14)
CinéLive
" Aussi improbable soit-il, le cocktail agit comme un élixir envoûtant. L’énigme vaut la peine d’être percée. "
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 60)
Score
" Des mauvais airs d’Agatha Christie du dimanche qui dégonfle les ambitions et la tension. "
Julien Welter (article entier disponible dans Score n°26, page 67)
Studio Magazine
" Dommage que la tension retombe avec le dénouement (…). En revanche, la mise en scène de Wargnier est, elle, maîtrisée de bout en bout. "
P.F. (article entier disponible dans Studio n°231, page 28)
VSD
" Il y a plus de folie dans l’intrigue que dans les images, mais on ne boudera pas notre plaisir pour autant. "
Patrick Besson (article entier disponible dans VSD n°1535, page 67)
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 2.35 Son : Dolby Digital 5.1 Français Sous-titres : Anglais, Anglais pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Commentaire audio de Régis Wargnier
- Autopsie de la peste (19mn)
- Scènes coupées commentées par Régis Wargnier ("Camille", "Les coccinelles géantes", "A la criée")
- Bêtisier (4mn)
- Bande-annonce (2mn)
15 mars 2006 - Le casting du nouveau film de Wargnier (Man to Man) enfin révélé !
Alors que le tournage du nouveau film de Régis Wargnier, Pars Vite Et Reviens Tard, devrait débuter la semaine prochaine, le casting définitif a enfin été annoncé. C’est José Garcia (Le Couperet de Costa-gavras), toujours en quête de rôles atypiques, qui incarnera Le Guern alors que le très rare Michel Serrault portera l’insigne du commissaire Adamsberg. Les réjouissances ne s’arrêtent pas là puisque Charlotte Gainsbourg (L'Un Reste, L'Autre Part), Marie Gillain (L'Enfer), Olivier Gourmet (Sauf Le Respect Que Je Vous Dois), Lucas Belvaux (Joyeux Noël) et Linh-dan Pham (meilleur espoir féminin aux Césars 2006 pour De Battre Mon Cœur S'Est Arrêté) complètent le casting. Que demander de plus !
Comment le projet d’adaptation de Pars Vite Et Reviens Tard vous est-il parvenu ?
Un jour de 2004, j’ai reçu un appel des deux producteurs de LGM, Cyril Colbeau-justin et Jean-baptiste Dupont qui voulaient me voir. Ils m’ont expliqué qu’avec la Gaumont, ils avaient pris les droits du livre de Fred Vargas, qu’ils en avaient fait faire une adaptation par deux jeunes scénaristes – Julien Rappeneau et Ariane Fert – et qu’ils aimeraient que je la mette en scène. Je leur ai dit que j’allais d’abord lire le roman pour voir si l’univers et l’histoire m’intéressaient et que si c’était le cas, je lirai l’adaptation qui en avait été faite. A la lecture du livre, j’ai été séduit par l’importance et la particularité de l’atmosphère, la richesse et l’originalité de l’intrigue, la qualité des personnages ...
Connaissiez-vous les romans de Fred Vargas lorsqu’on vous a proposé Pars Vite Et Reviens Tard ?
Non. J’en avais bien sûr entendu parler mais je n’en avais lu aucun. Lorsque Régis m’a proposé Pars Vite Et Reviens Tard, j’ai d’abord été accroché par le titre. Je ne comprenais pas sa signification, je le trouvais très intriguant, très séduisant. Dès que j’ai lu le scénario, j’ai adoré l’atmosphère qui s’en dégageait même s’il est évident que l’atmosphère, c’est justement l’une des choses les plus difficiles à transposer au cinéma. Ensuite, je trouvais l’histoire originale, singulière, avec ce petit côté ésotérique, cet univers presque baroque. Mais surtout, ce qu’il y avait de formidable, c’étaient les personnages. Et j’ai d’ailleurs retrouvé tout ça dans les romans de Fred Vargas lorsque je les ai lus.