Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 18 Mai 2005
Résumé du film Peindre ou faire l'amour
William et Madeleine habitent en ville au pied des montagnes. Mariés depuis longtemps, fidèles et amoureux, ils ont une vie rangée. Leur fille unique partant vivre en Italie, ils n'ont plus qu'à s'occuper d'eux-mêmes.
Au cours d'une de ses promenades sur les collines environnantes, Madeleine installe son chevalet devant une vieille maison et rencontre Adam, un homme fin, cultivé et aveugle. Il lui fait visiter la maison qu'elle est en train de peindre : elle est à vendre. C'est le coup de foudre, William et Madeleine l'achètent.
Les semaines qui suivent l'achat, William et Madeleine vivent une période de grand bonheur.
Leur nouvelle vie s'organise dans la proximité d'Adam et de sa jeune compagne Eva qui habitent à quelques centaines de mètres. Le jour où la maison de leurs nouveaux amis brûle, William et Madeleine n'ont plus d'autre désir que de les héberger…
4 vidéo : Peindre ou faire l'amour
Galerie Photos : Peindre ou faire l'amour
Les avis sur le film Peindre ou faire l'amour
Critiques : Peindre ou faire l'amour
Télérama (le pour)
" C'est du travail, du beau, où il entre à parts égales malice, courage et douceur "
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
Elle
" Le film le plus libre, charnel et espiègle de la rentrée "
Elisabeth Quin (article entier disponible dans Elle n°3112, page 24)
Libération
" Un film tactile et délicat "
Philippe Azoury (article entier disponible sur le site de Libération)
Le Monde
" Peindre ou faire l'amour, qui pose en même temps la délicate question de la survie d'un cinéma indépendant en milieu de plus en plus hostile, invite ses spectateurs à rayer la mention inutile "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible sur le site du Monde)
Première
" Au gré d'une fantaisie douce et sereine, les Larrieu scrutent le couple et son utopie dans tous ses états. Singulier et universel, assurément "
Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°343, page 35.)
Alors que le couple est très présent dans cette 58ème Sélection Officielle du festival de Cannes (Lemming, Match Point, A History Of Violence, etc.), le troisième et dernier film français concourant pour la Palme d'or, Peindre Ou Faire L'Amour des frères Larrieu nous parle non pas d'un couple mais de plusieurs couples…
Y-a-t-il une vie après trente ans de mariage ? Les enfants sont partis poursuivre leurs études à l'étranger, l'ombre de la retraite pointe son nez et les loisirs ne consistent plus qu'à revoir les mêmes amis à l'heure de l'apéritif pour organiser la sortie au golf du dimanche suivant… Oui, bien sûr il y a une vie et elle peut se révéler très surprenante.
Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ?
J'ai réagi à la proposition des frères Larrieu avant de réagir au scénario. J'avais très envie de travailler avec eux depuis que j'avais lu un article où ils parlaient de leur univers décalé, mélangeant documentaire et fiction. J'étais sûre qu'une porte pourrait s'ouvrir sur un autre imaginaire que ceux auxquels j'étais habituée. J'ai beaucoup travaillé en studio, et la perspective de jouer dans la nature avec des metteurs en scène qui la connaissent et l'aiment, une vraie nature forte, voire violente, cela m'attirait énormément. Etre en accord avec le cinéma que j'aime et tourner dans une nature magnifique c'était parfait. J'ai aussi apprécié l'histoire de Peindre ou faire l'amour, ce portrait de gens épanouis, cet hymne à la sensualité joyeuse, une sensualité complète.
Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ?
Je l'ai trouvé très beau, j'i aimé cet univers si particulier que les frèrs Larrieu ont imaginé. Ensuite je les ai rencontrés, j'ai vu leurs films et tout s'est éclairé. Quelque chose me parlait dans leur travail, leur point de vue, ce décalage dans leur façon de filmer par rapport au cinéma dont on a l'habitude en France.
Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ?
Le ton était d'une surprenante liberté : l'écriture belle. L'histoire tissait des thèmes qui me sont chers. La nature omniprésente. La montagne magique. J'ai tout de suite dit à Philippe Martin : « Je saute dans le bus ».
Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ?
Ma première réaction, c'était la joie. J'étais fasciné, parce que j'ai de plus en plus de mal à trouver des histoires vraiment originales. Celle de Peindre ou faire l'amour l'est vraiment, mais sans la volonté de l'être. On sent une vérité derrière, et il y a de l'humour. Plus ma lecture avançait, plus j'étais surpris et charmé. Jamais je ne me suis dit : « Ca fait penser à un autre scénario ». C'est ce que je recherche aujourd'hui, des films avec un auteur derrière. Et puis, même si je ne choisis jamais mes films en fonction de mon personnage, j'ai aimé la perspective d'interpréter un aveugle. L'idée de ne pas voir ramène en enfance : quand nous étions petits, nous nous sommes tous amusés à fermer les yeux et à imaginer des choses.
Comment est né Peindre ou faire l'amour ? JM : La source, ce sont des personnes réelles que nous avons croisées en province. A : Elles ont acheté une maison dans les collines et sont devenues proches du maire et de sa femme, qui appartiennent pourtant à une autre génération.