On voit beaucoup de films ces temps-ci sur fond de fin du monde, de contamination.
Je crois que l’humanité est arrivée à un carrefour, un point de rupture. Il est difficile de ne pas percevoir que la manière dont nous vivons aujourd’hui est durablement stable. Le sentiment qu’il va falloir changer profondément nos modes de vie est plus que jamais présent. Peut-être pas pour notre génération mais probablement pour la suivante ou celle d’après. C’est inévitable. Les cinéastes peuvent difficilement passer à côté de ce sujet, d’autant plus quand il est lié à l’espoir de la mort du capitalisme tel qu’il est pratiqué. Il y a trente ans, on bénissait cette idéologie, il y a dix ans on espérait en voir émerger une autre, aujourd’hui, avec la crise bancaire il n’y a qu’une accélération des choses, mais on ne sait pas vers quoi, si ce n’est un inévitable changement. Je crois que les cinéastes sont perméables à ce type de sentiment.