Résumé du film Plaisirs InconnusDans le Nord de la Chine, non loin de la Mongolie, Xiao Ji et Bin-Bin, apparemment indifférents au cours des choses, sont amis et passent le plus clair de leur temps à flâner. L'important pour eux c'est de faire ce qui leur plaît, c'est-à-dire pas grand-chose, mais à fond.
L'intense Xiao Ji tombe amoureux de la belle Qiao Qiao, la chanteuse vedette de la région. Bin Bin, plus réservé, essaie vaille que vaille de sauver son histoire avec une jeune étudiante. Xiao Ji drague éhontément Qiao Qiao, malgré la présence de son manager, dur et possessif, qui est aussi son fiancé. Xiao Ji a vaguement conscience qu'il joue là un jeu dangereux, mais il s'en fiche, car il veut cette fille.
Agressé un soir en boîte de nuit, il en sort indemne, comme indestructible. Son obstination mêlée d'angélisme touche Qiao Qiao, qui crève de solitude et accepte de coucher une fois, clandestinement, avec lui. Bin Bin de son côté s'applique un peu mieux chaque jour à rater sa vie. Il se fait refouler de l'armée pour cause d'hépatite, n'en parle à personne et préfer emprunter de l'argent à XiaoWu, le truand du coin.
Déconcertés, insatisfaits, les deux amis en veulent plus : ils décident de cambrioler une petite banque, et se plantent aussitôt, lamentablement, presque joyeusement. Joueurs, ils s'en sont remis au hasard, sans espoir de laisser de traces – juste pour le plaisir d'évoquer la possibilité, fugace,de l'espoir.
Nous sommes en 2001. Ils n'ont que 19 ans.
1 vidéo : Plaisirs InconnusGalerie Photos : Plaisirs InconnusLes avis sur le film Plaisirs Inconnus
Critiques : Plaisirs Inconnus -
Télérama

"Fidèle à son romantisme rocailleux, Jia Zhang-ke filme le vide qui les sépare. Cultivée à son paroxysme, l'incommunicabilité finit par devenir un mode de fusion. Fixer ensemble le pare-brise d'un bus, regarder la télévision l'un à côté de l'autre, tels sont les plus grands "plaisirs connus"..."
Marine Landrot (article entier disponible sur le site de Télérama).
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Première

"Si l'on aime les scènes qui durent et abritent les gesticulations de personnages rongés par une fureur muette (en gros, si l'on est prêt à êtr eséduit par un crosiement formel de Rossellini et de Hou Hsiao-Hsien), on peut s'abandonner à ces plaisirs effectivement inconnus."
Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°311, page 37)
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Le Monde
"Plastiquement, Plaisirs inconnus est une merveille. L'image DV accentue l'uniformité terne du décor, où rocaille, béton et ciel forment la toile de fond sur laquelle évoluent les personnages principaux, magnifiquement détachés, dans leurs vêtements aux couleurs pop. Le temps se dilate dans de longs plans-séquence où résonnent, autour du ballet de ces êtres splendides, les phrases visuelles de Hou Hsiao-hsien, de Wong Kar-waï, de tout un pan du cinéma asiatique contemporain. "
Isabelle Regnier (article entier disponible sur le site de Le Monde )
Notes de production
"Ils sont de la géneration du contrôle des naissances et n'auront jamais de frères et sœurs. Le destin les a voués à une existence solitaire. (…) Maintenant que la mainmise du collectif sur l'individu n'a plus d'avenir, que la vie privée n'est plus réprouvée, la nouvelle jeunesse de Plaisirs Inconnus se voit confrontée à une crise existentielle de l'individu. La société ne sait pas comment se positionner face à l'experience individuelle. Culturellement parlant, nous n'avons pas eu le temps de nous préparer à affronter la crise de l'individu que le système entraîne déjà dans un tout autre jeu tout aussi cruel. L'énorme impulsion donnée au développement du pays exerce sur les jeunes une pression déconcertante face à laquelle ils se trouvent complétement démunis. " |
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