Plus tard, tu comprendras

    en DVD le 01 Juillet 2009
Plus tard, tu comprendras
Un film pudique sur une tragédie historique et familiale
Un film d'Amos Gitai avec Hippolyte Girardot, Dominique Blanc, Daniel Duval, Claire Magnin...
(France)
Genre : Drame - Duree : 1H28 mn
Distributeur : Pierre Grise Distribution - Editeur DVD : Fox Pathé Europa (FPE)
Sortie à la Vente en DVD le 01 Juillet 2009
Sortie en salles le 21 Janvier 2009
Année de production : 2008
Adapté du livre autobiographique publié par Jérôme Clément.

Diffusion sur France 2 le mardi 20 janvier 2009

Résumé du film Plus tard, tu comprendras

Victor, fils de Rivka, tente de reconstituer l’histoire de ses grands-parents maternels, des français juifs d’origine russe, déportés et morts en camp de concentration. Sur le point de mourir, sa mère lui confie ses douloureux souvenirs.

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Galerie Photos : Plus tard, tu comprendras

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Les avis sur le film Plus tard, tu comprendras

 
 

    Notre critique : Plus tard, tu comprendras 3 étoiles

      Un film pudique sur une tragédie historique et familiale

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Dans Plus tard, tu comprendras, Amos Gitai s’attaque au sujet douloureux de la Shoah. De la douleur et de la perte que ce moment de l’Histoire a créées chez de très nombreuses personnes. Le meilleur moyen de comprendre les blessures irrémédiables de la déportation, c’est d’en observer les conséquences sur plusieurs générations. Ici, sur trois d’entre elles.

      Le sujet reste malgré tout sensible. Il faut beaucoup de délicatesse et de pudeur pour éviter de tomber dans une caricature de film dramatique et larmoyant. Tout le film repose sur l’opposition entre Jeanne Moreau et Hyppolite Girardot. Elle ne veut pas parler de ce qui s’est passé, parce que la douleur ne peut être décrite par des mots, et que le seul moyen de survie, pour elle, est le silence. Pour son fils, la Shoah a créé un manque identitaire. Il doit combler le vide qu’a laissé en lui la déportation et l’assassinat de ses grands-parents par la connaissance de ce qui est arrivé.

      Un des thèmes principaux du film pourrait être la mémoire comme repère identitaire. Jeanne Moreau ne peut oublier et reste hantée par ce qui s’est passé. Hyppolite Girardot (remarquable) ne connaît pas la vérité et a besoin de comprendre, de faire un travail de deuil qui passe par la compréhension de la tragédie familiale. A fleur de peau, il pose des questions muettes à Jeanne Moreau, qui y répond par un silence lourd et obstiné. Mais on peut toujours faire confiance à l’actrice pour instiller l’émotion sans un mot. Toute la douleur se lit sur son visage, qui s’assombrit subrepticement, ou grâce à un geste suspendu pendant une seconde.

      Fidèle à lui-même, Amos Gitaï utilise une mise en scène en longs plans séquences et travellings, qui permet au temps de s’étirer, parfois de s’arrêter. Le mouvement est donné par les déplacements des comédiens, souvent en intérieur. Lorsqu’ils sont en extérieur, ils sont enfermés dans les rues, comme lors de la scène d’ouverture où Hyppolite Girardot marche dans le labyrinthique mémorial de la Shoah, symbole du parcours qu’il devra lui-même effectuer pour tenter d’obtenir les réponses à ses questions.

      Si les personnages sont enfermés, c’est pour symboliser la prison de la mémoire. L’appartement de Jeanne Moreau possède une décoration surchargée, qui résulte de l’accumulation de tous les souvenirs qu’elle possède. Souvenirs qu’elle ne partage pas forcément. A côté, celui d’Hyppolite Girardot est beaucoup plus impersonnel, car lui n’a pas trouvé les réponses qu’il recherche. Parfois, la mère et le fils ouvrent la fenêtre, pour s’imprégner de l’air et du monde extérieur, afin de mieux refouler les questions ou les souvenirs douloureux qui les assaillent.

      La caméra se contente d’observer les personnages, sans porter de jugement, sans user de plans ou d’artifices à but pathétique. Tout en intériorité, le film puise sa puissance dans l’évocation d’un sujet toujours douloureux et poignant (la Shoah), qui se mêle ici à une tragédie familiale, portée par de merveilleux acteurs.
      Anne-Louise Echevin

    Critiques : Plus tard, tu comprendras 3 étoiles

    • Studio Magazine
      Studio Magazine

      " Réflexion sur la mémoire en forme de puzzle familial."
      T.C. (article entier disponible dans Studio n°253, page 39)
    • Le Nouvel Observateur
      Le Nouvel Observateur

      " Une réussite majeure, (...) d'un cinéaste inspiré et d'une interprétation exceptionnelle. "
      Pascal Mérigeau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2306, page 90)
    • Les Inrocks
      Les Inrocks

      " Film plein d’ellipses significatives et de non-dits parlants, généreusement ouvert aux pensées de chaque spectateur, (…) donne à ce motif de la béance une forme discrètement virtuose et subtilement émouvante. ."
      Serge Kaganski (article entier disponible dans les Inrockuptibles n°686 page 46)
    • Positif
      Positif

      " On dit parfois le cinéma d’Amos Gitai trop théorique, dénué d ‘émotion. Les pastels sombres de la chef opératrice Caroline Champetier, la prunelle de Jeanne Moreau qui se mouille, ses rides qui s’ouvrent pour sourire prouvent, ici, le contraire."
      Fabienne Baumann (article entier disponible dans Positif n°575, page 46)
    • Le Point
      Le Point

      " Mis en scène avec élégance et formidablement interprété par Jeanne Moreau, un des films les plus simples (et les plus beaux) réalisés par Gitaï ces dernières années. "
      O.D.B. (article entier disponible dans Le Point n°1896, page 92)

    Notes de Tournage...

    Le 12 Février 2008 - Jeanne Moreau se souvient...

    La 58ème Berlinale se poursuit en festivités. Jeanne Moreau a célébré hier ses 80 ans dont six décennies consacrées au cinéma. C’est en marge de la projection du film d’Amos Gitaï, Plus Tard, Tu Comprendras, que la comédienne a évoqué ses camarades d’école juifs déportés pendant l’Occupation.

    A propos du film

    Interview d’Amos Gitaï

    Avec Plus Tard, vous apportez une nouvelle touche à une œuvre traversée par la question de la mémoire, de l’identité, du territoire...

    À 17 ans, je suis venu passer quelque temps à Paris. Je me souviens d’un dîner avec un historien français qui s’était lancé dans la défense du Maréchal Pétain, expliquant qu’il avait agi en vrai patriote car il était absolument impossible de s’opposer directement aux Allemands sans risquer la destruction du pays entier. Selon lui, la décision de collaborer de Pétain avait été un choix intelligent et efficace. J’ai été évidemment choqué, mais son point de vue m’a ouvert les yeux. Le destin des juifs n’avait aucune place dans son raisonnement. Il considérait la situation du point de vue de la France et des Français, faisant complètement abstraction des juifs français. Au cours des années, le gouvernement français et les Français ont changé d’attitude concernant le passé et les crimes du régime de Vichy. Ces questions restent problématiques et le pays est toujours hanté par ses fantômes.

    Repères historiques

    Le film

    1906 Les Gornick arrivent en France

    1913 Mariage des Gornick

    1914 Naissance de Rivka

    1923 Les Gornick sont naturalisés français. Ils emménagent Rue de Paradis et achètent le magasin

    1937 Rivka Gornick épouse Yves Bastien
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles
    Studio Magazine 4 étoiles
    Le Nouvel Observateur 4 étoiles
    Les Inrocks 4 étoiles
    Le Figaro 3 étoiles
    Télérama 3 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    Le Point 3 étoiles
    Positif 3 étoiles
    Les Cahiers du Cinéma 2 étoiles
    L'express 2 étoiles
    Libération 2 étoiles
    TéléCinéObs 2 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    14 avis 4 étoiles
    10 avis 3 étoiles
    10 avis 2 étoiles
    10 avis 1 étoiles

    Casting : Plus tard, tu comprendras

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
    Scenariste
    Scenariste
      Acteurs
    Georges Gornick
    Tania
    Françoise
    Victor
    Rivka
    Sipa Gornick
     

    Box-office au 12 Janvier 2010

    • 1ère semaine IDF : 2 280 entrées
    • Cumul IDF : 3 231 entrées

    • 1ère semaine France : 3 641 entrées
    • Cumul France : 7 387 entrées