Deuxième film de
John Hamburg après son CASSE EN TOUT GENRE passé inaperçu en 1998, le cinéaste est surtout connu pour avoir signé les scénarios de MON BEAU PERE ET MOI et de ZOOLANDER… Ses histoires se prêtent visiblement bien au comédien
Ben Stiller qui incarne ici Reuben Feffer, un assureur ayant planifié toute sa vie de A à Z. Tout devait donc être parfait, jusqu’au jour où sa parfaite femme le trompe le deuxième jour de leur voyage de noces. Sa vie bien réglée va alors être bousculée par des retrouvailles avec une amie du lycée, Polly (Jennifer Anniston), menant une vie un peu bohème et loin d’être rangée.
Cette comédie mêle joyeusement les "bonnes grosses" blagues et des gags disons un peu plus subtiles. Les premières s’articulent autour des rots et pets du génial
Philip Seymour Hoffman (qui incarne ici Sandy Lyle, le meilleur pote de Reuben), et des passages répétés de
Ben Stiller aux toilettes. Les seconds jouent quant à eux sur des situations comiques légèrement plus élaborées (Polly qui oublie toujours ses clefs, ou le répondeur téléphonique, récurant dans leur relation, etc.) Tout ceci fonctionne très bien, mais a ses limites et s’épuise assez vite aux yeux du spectateur. Pas d’ennui, loin de là, mais l’on rit une fois, deux fois… mais peut être pas trois.
L’histoire d’amour passe d’ailleurs vite au second plan. Tout réside ici sur l’enchaînement des gags. Ainsi, chaque personnage, chaque situation, n’apporte pas ou peu au scénario, mais est toujours l’occasion d’une série comique (le prof de plongée français naturiste, le patron qui négocie aux toilettes, le match de basket, les coussins sur le lit, etc.).
POLLY ET MOI reste donc dans l’esprit humoristique de ce que l’on connaissait de
John Hamburg, mais manque cruellement d’innovation dans un genre cinématographique qui a toujours besoin de nouveauté.
Amélie Chauvet