On peut partir du premier plan : le métro. Pourquoi commencer comme ça ? Tu veux dire : je vais vous raconter une histoire parmi d’autres, tous ces gens en ont une aussi, je vais raconter une histoire ordinaire ?
Oui. Et il y a une autre chose importante, c’est qu’on ne découvre pas le personnage principal, Audrey qui serait assise là. Elle pourrait être n’importe lequel de ces personnages qui apparaissent dans cette première séquence. Et plutôt que d’être dans la signification, on est dans de la sensation, je joue sur l’attente concrète du spectateur. Il voit des gens et il imagine potentiellement une histoire pour chacun d’entre eux. Quand on va passer à Audrey, dans la deuxième séquence, ce que j’attends c’est que le spectateur sente que c’est la même matière, de la matière humaine.