Adaptation du livre d'Alain Marécaux, "Chronique de mon erreur judiciaire".
Résumé du film Présumé Coupable
Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - "l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme pour d'horribles actes de pédophilies qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.
Comment s’est passée votre rencontre avec Vincent Garenq ?
Quand j’ai rencontré Vincent Garenq, après avoir lu le scénario, je lui ai dit que nous, les acteurs, étions là pour rencontrer ce genre de rôle. Pour moi, cela allait bien au-delà du cinéma : c’était comme un cri que je me sentais obligé de pousser à la place de quelqu’un.
Connaissiez-vous bien l’affaire d’Outreau ?
Superficiellement. C’est en lisant le journal écrit par Alain Marécaux en détention que je l’ai vraiment découverte et ça a été un choc ! On découvre dans ce livre, à l’échelle intime d’un homme, la mesure des incohérences, des absurdités et la dimension kafkaïenne de cette affaire. Ce récit m’a totalement bouleversé et révolté. En faisant le film, j’ai voulu transmettre au spectateur ces sentiments d’indignation et de colère que j’avais ressentis à ma première lecture.
L’huissier de Justice victime de l’affaire d’Outreau. Il est incarné dans le film par Phillippe Torreton. Le scénario est adapté de son livre «Chronique de mon erreur judiciaire» paru chez Flammarion..
Quels sont les dysfonctionnements profonds mis en lumière par l’affaire d’Outreau ?
Pourquoi avez-vous souhaité produire Présumé coupable ?
Quelques mois avant le tournage de Comme Les Autres, son premier film, Vincent Garenq m’a parlé du livre d’Alain Marécaux, «Chronique de mon erreur judiciaire». En le lisant, j’ai été submergé par l’émotion et je me suis même surpris à pleurer, tellement ce qu’Alain y racontait était poignant. Ce qui m’a entre autres frappé c’est de découvrir au fur et à mesure de ma lecture que son drame pouvait arriver à n’importe qui, donc à moi... J’ai également été conquis par l’immédiate vision de Vincent, qui dès cette époque savait qu’il resterait très fidèle à ce qu’avait vécu Alain et qu’il ne voulait rien fictionnaliser. D’où d’ailleurs le carton qui ouvre le film : «Il s’agit de la fidèle adaptation du journal intime d’Alain Marécaux».
" Avec un comédien de la trempe de Philippe Torreton, pas besoin d’effets spéciaux, de musique larmoyante ou de grands mouvements de caméra. Sa performance sidérante de justesse, au-delà de la transformation physique, hante le spectateur longtemps après la projection. "
Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 07/09/11)
Le Parisien
" De ce bouleversant récit, le producteur Christophe Rossignon et le cinéaste Vincent Garenq ont tiré un film dont on sort totalement groggy. "
P.V. (article entier disponible dans Le Parisien du 07/09/11)
Télé7Jours
"(…) un film d’une intensité et d’une sobriété rares (…)"
Viviane Pescheux (article entier disponible dans Télé7Jours n°2676, page 146)
Studio CinéLive
"Édifiant, parfois insoutenable, toujours révoltant, le film glace le sang."
Fabrice Leclerc (article entier disponible dans Studio CinéLive n°29, page 42)
Le Journal du Dimanche
" Le spectateur a beau connaître l'affaire d'Outreau, il ne pourra s'empêcher de ressentir effroi et colère face à la destruction de cet homme confronté à la froideur de la justice. Vincent Garenq filme sobrement ce qui est scandaleux. Torreton rend justice, par sa prestation remarquable à Alain Marécaux. "
J.-P.L (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 04/09/11)
Suppléments :
- En coulisse 1 (3’37)
- En coulisse 2 (3’42)
- 5 Scènes coupées, la version commentée du film par Alain Marécaux et Vincent Garenq.
- Inclus le documentaire "De l'ombre à la lumière" (52')
03 février 2010 - L'affaire d'Outreau bientôt au cinéma
Il fallait s'y attendre. l'affaire d'Outreau, va faire l'objet d'un film... Le tournage débutera au mois d'avril prochain. Véritable fiasco judiciaire à l'issue duquel 13 personnes, accusées à tort de pédophilie, ont été acquittées, l'affaire d'Outreau a largement défrayé la chronique (à juste titre) au cours de ces dernières années. Aujourd'hui, Vincent Garenq, à qui l'on doit Comme les autres, va en faire un film, Présumé coupable, produit par Christophe Rossignon (habitué aux sujets chauds bouillants puisqu'il s'est occupé de La Haine ou de Welcome)
«À l’aube d’un nouveau projet de film, se pose toujours la question de sa nécessité. Je dois dire que quand j’ai découvert le journal tenu par Alain Marécaux en prison, cette question ne s’est pas longtemps posée. Au fil de cette lecture, je n’ai jamais cessé de m’indigner, de pleurer, de décolérer, jamais je n’aurais pu imaginer qu’une telle histoire fût possible en France, et pourtant... Ce sont ces sentiments de colère et d’indignation que j’ai voulu transmettre. Avant de lire ce précieux témoignage, je croyais connaître l’affaire d’Outreau, en réalité, je n’en savais rien.»