Résumé du film Prisonnières
L'univers carcéral féminin : un monde impitoyable
Centrale de Rennes : contraintes à vivre dans la promiscuité, les prisonnières sont des centaines avec, chacune, son histoire, ses errances, ses petites victoires et surtout sa révolte.
Ces femmes que l'on tente d'infantiliser, de rendre passives en les poussant à faire de leur cellule leur nouveau foyer, resteront marquées à vie, ne cherchant pas à s'évader. Une fois libérées, la prison continue à vivre en elles à jamais.
Les rapports de force primitifs qu’entretient une hiérarchie avec ses exclues comme Nicole, l'infanticide, ou ses privilégiées, comme Marthe qui domine, impose sa loi aux unes, materne les autres et compose habilement avec la surveillante-chef. Nelly trouve dans la révolte et l'insolence, l'affirmation de ses droits. La découverte de trois sachets d'héroïne dans ses affaires va mettre le feu aux poudres, car Nelly n'est ni dealeuse, ni droguée. Quelqu'un a tout simplement voulu la “faire tomber”...
Les avis sur le film Prisonnières
Portraits de femmes dépeints avec brio et sans fard par des comédiennes réunies pour la première fois à l’écran. Un film sans concession. Prisonnières est le deuxième long métrage de
Charlotte Silvera. Il reçut le Prix Georges de Beauregard de la découverte de l'année en 1988.