Quel est le point de départ de Propriété interdite ?
L’envie de travailler sur la peur, les cauchemars, qui étaient déjà le moteur de mes films précédents,
Peau D’homme, Coeur De Bête et
Rencontre Avec Le Dragon. J’avais envie d’un film de série B, un film de genre, tourné rapidement. Le cinéma fantastique ou d’horreur travaille nos pulsions, il m’a toujours intéressée. La contrainte économique – inhérente à ce genre de films - était excitante à intégrer dès l’écriture : décor quasi unique, nombre limité de personnages. J’avais aussi envie, pour la première fois, d’une femme comme personnage principal. La folie des femmes est en soi un sous-genre du cinéma d’horreur, de
Hantise à
Répulsion. S’il y a un point commun entre
Peau D’homme... et
Propriété Interdite, c’est, bien sûr, que l’état sauvage n’est jamais loin. Mais c’est aussi que, dans les deux films, la figure féminine est celle qui encaisse la violence du monde et porte la colère.