Résumé du film Puisque nous sommes nésBrésil. Nordeste. Une immense station-service au milieu d'une terre brulée, traversée par une route sans fin. Cocada et Nego ont 13 et 14 ans. Cocada a une rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots. Son père est mort assassiné alors il s'est trouvé un père de substitution, Mineiro. Un routier qui prend le temps de lui parler et de le soutenir quand la tentation de l'argent mal acquis se fait trop forte. Nego, lui, vit dans une favela, entouré d'une innombrable fratrie. Après le travail des champs, sa mère voudrait qu'il aille à l'école pour qu'il ait une éducation mais Nego veut se sortir de là, gagner de l'argent. Le soir, il rôde à la station, fasciné par les vitrines allumées, les commerces qui vendent de tout, la nourriture abondante. Avec son copain Cocada, ils regardent le mouvement incessant des camions et des voyageurs. Tout leur parle de ce grand pays dont ils ne savent rien. Avec cette singulière maturité qu'on acquiert trop tôt dans l'adversité, ils s'interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers Sao Paulo, vers un ailleurs. 4 vidéos : Puisque nous sommes nésGalerie Photos : Puisque nous sommes nésLes avis sur le film Puisque nous sommes nés
Critiques : Puisque nous sommes nés -
Le Journal Du Dimanche

" De la vérité brute sans faire de morale, ni prendre en pitié."
Danielle Attali (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 02/02/2009)
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Les Inrocks

" (...) un documentaire rare et envoûtant (...). "
V. O. (article entier disponible dans Les Inrocks n°688, page 55)
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20 Minutes

" Ce documentaire, coproduit par Jamel Debbouze, touche par son empathie pour les héros."
(article entier disponible dans 20 Minutes du 04/02/2009)
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Le Monde

" En tendant leurs micros, les auteurs donnent une identité à ces anonymes saisis au fond du gouffre de la précarité. "
Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Le Monde du 04/02/2009)
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Ouest France

"Un documentaire sensible et généreux (…) sans jamais verser dans le misérabilisme."
(article entier disponible dans le Ouest France du 4 février)
Les Personnages Nego : « Tu sais qui tu es, Cocada ? »
Cocada : « Oui. Je sais. »
Nego : « Qui tu es ? »
Cocada : « Cocada ! Je suis ce que je suis. »
« Mais je ne sais pas pourquoi je mens beaucoup. »
Nego : « Il faut qu’on parte pour savoir qui l’on est. » Une Histoire Collective Autour des deux enfants, il y a des adultes qu’ils se sont choisis.
Les camionneurs sont les aristocrates du peuple et Mineiro est admiré comme tel. Enfant, il a connu la faim. Il s’en est sorti, mais il n’oublie pas d’où il vient et il cherche à aider les gosses à la dérive. Cocada est comme son fils adoptif. A L’origineDans cette région au climat semi-aride, on pourrait se croire parfois comme au temps de la conquête de l’Ouest, mais ce n’est qu’une apparence ; de fait, il n’y a plus rien à conquérir. Sur cette terre brûlée à la végétation sèche, aux couleurs ocre, des hommes vivent, souvent dans la peine et la précarité, la plupart ne possèdent rien. L’approcheCe film n’est pas le portrait misérabiliste ou angélique de la pauvreté et de la violence d’un lieu défini. Il nous raconte une histoire universelle, celle de deux enfants qui cherchent à trouver leur place. Ils savent que là où ils sont nés, ils n’y a pas d’avenir possible. Cette quête d’identité a pour décor le Brésil déshérité du Nordeste, mais elle pourrait se situer partout dans le monde. Le FilmC’est un film à l’affût, un film de guetteur. Nous sommes là, à deux, nous ne faisons jamais d’interview. La caméra voudrait elle aussi chausser ses semelles de vent et ne jamais rien prouver mais éprouver, ne jamais s’arrêter de ressentir en fouaillant les visages, en scrutant les yeux, comme dans les westerns de Sergio Leone. La preuve de confiance est dans cette intimité où ils s’abandonnent parfois. Ce qui bouillonne en eux est l’empreinte d’une humanité qui nous est commune, qui nous relie à eux, qui nous est indispensable. |
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