Queenie in love

Un film de , avec , Valérie Geffner, Louise Lasser
Distributeur : Pyramide
Sortie en salles le 12 Septembre 2001
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.78 / 5 (58 notes)

Résumé de Queenie in love

Un film de , avec , Valérie Geffner, Louise Lasser


SYNOPSIS :

À 24 ans, Queenie travaille auprès d’enfants en difficulté et préfère les immeubles déglingués de l'East Village, à la luxueuse propriété de ses parents. Excentrique et givrée, elle tente, sans succès, de mener une carrière d'actrice à New York. Horace, ex-flic entre deux âges, vit seul dans le même quartier.
Quand son médecin lui annonce qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre, il essaie de trouver un sens à son existence. C'est alors qu'Horace rencontre Queenie. Telle une tornade, elle va bouleverser sa vie...


L’AVIS DE LA REDACTION :

Anciens malfrats retraités reconvertis dans l’organisation de réunions sadomasochistes à leur domicile, sexagénaire désabusé que l’annonce de sa mort imminente laisse stoïque, père obnubilé par l’urgence de marier sa fille à 24 ans car convaincu que la femme se flétrit dès 30 ans : ce sont les personnages loufoques qui peuplent l’univers de Queenie, juive new-yorkaise de 24 ans qui se cherche désespérément.

De la même veine que FAST FOOD, FAST WOMEN, le dernier opus que nous livre nous plonge en plein cœur du burlesque. Le regard perçant et les contorsions du visage de Queenie nous font d’ailleurs étrangement penser à Buster Keaton.
De nouveau, l’histoire est ancrée dans un New York contemporain, aussi anonyme que la ville est peuplée, où seules l’outrance et la désinvolture du comportement de Queenie lui permettent d’accéder à l’existence.

Les thèmes abordés donnent au film des accents graves, mélancoliques et réalistes : quête d’amour, solitude urbaine, obsession à l’égard de la sexualité, crise identitaire et désir de séduction étouffé.
Cependant, l’humour qui repose sur la tension entre l’apparente gravité des maux existentiels éprouvés et des personnages aux réactions insolites et imprévisibles, parvient efficacement à supplanter la tonalité tragique. Au lieu de nous en éloigner, les incohérences des protagonistes nous les rendent attachants. Comme dans FAST FOOD, FAST WOMEN, on se réjouit de voir ces hommes et ces femmes triompher de leurs névroses. On accompagne Queenie et Horace à travers leur quête d’un sens à l’existence dans un film au propos très libre, où l’on n’hésite pas à affirmer que seules l’expérience et la religion permettent d’aller à " l’ essentiel " :famille, espoir et amour.

L’abondance de situations cocasses ainsi que de dialogues acerbes et corrosifs procurent un rythme vif.
A la différence de FAST FOOD, FAST WOMEN, le film se laisse parfois aller à la facilité. On trouve ainsi quelques poncifs : un golden boy qui se fait faire des fellations par sa collaboratrice, un psychanalyste dont l’insanité est bien plus perceptible que celle de ses patients, ou encore des bourgeois étriqués soucieux de la hiérarchie et de leur réputation qui s’adonnent clandestinement à des réunions sadomasochistes.

Malgré l’impression de déjà vu et quelques maladresses d’écriture, Queenie in love fait sourire, voire plus, et peut toucher par son apparente générosité.

Mavo RANAIVO


FICHE ARTISTIQUE :

: Horace
Valerie Geffner : Queenie
Louise Lasser : Martha
Mark Margolis : Spencer
Austin Pendleton : Alvin, the shrink

    Bande annonce de Queenie in love

    Critiques

    Moyenne : 3 étoiles (3 / 4)
    Comme au Cinema 3 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne : 3 étoiles (2.78 / 5)
    17 avis 4 étoiles
    20 avis 3 étoiles
    12 avis 2 étoiles
    9 avis 1 étoiles

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