René Clément rêvait de filmer une version moderne de Candide depuis les années 1940. Pendant le tournage de Plein soleil, une anecdote racontée par
Gualtiero Jacopetti lui donne l’idée de Quelle joie de vivre qu’il écrira à la fois comme un conte philosophique dans l’esprit de Voltaire et comme une « comédie à l’italienne » - genre florissant au début des années 1960, mais qui était alors peu reconnu en France. Le brillant équilibre entre un comique touchant au burlesque, et un propos sérieux, fait de Quelle joie de vivre l’un des sommets de ce genre. Comme les meilleurs films de Risi ou de Monicelli, Quelle joie de vivre peut plaire à tous les publics, étant à la fois divertissant et profond. Son propos est servi par une pléiade d’acteurs au maximum de leur potentiel :
Alain Delon, dans un rôle qui lui permet de montrer son brio dans tous les registres ;
Barbara Lass, à mi-chemin de l’ingénue et de la pasionaria ; les plus grands seconds rôles du cinéma italien,
Gino Cervi,
Rina Morelli et
Paolo Stoppa, ainsi que – cerise sur le gâteau –
Ugo Tognazzi en terroriste barbu.