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Quelle joie de vivre !

    en DVD le 19 Juin 2013
Un film de avec
Titre original : CHE GIOIA VIVERE (Italie)
Genre : Comedie - Duree : 1H55 mn
Distributeur : Les Acacias - Editeur DVD : Carlotta Films
Sortie à la Vente en DVD le 19 Juin 2013
Sortie en salles le 29 Février 2012
(Reprise, Première sortie le 15 Mai 1961)
Année de production : 1961
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.95/5 (58 notes)

Résumé du film Quelle joie de vivre !

Rome, 1921. Ulysse et Turiddu, qui ont grandi ensemble dans un orphelinat, s’inscrivent au parti fasciste faute de pouvoir trouver du travail. La première mission qu’on leur confie conduit Ulysse à l’imprimerie Fossati, où il se fait engager comme apprenti. Il entre ainsi dans une famille d’anarchistes qui va le muer en héros malgré lui, pour l’amour de la belle Franca. Mais à l’heure où il devra faire un choix décisif, Ulysse n’obéira ni aux anarchistes, ni aux fascistes, quitte à risquer sa vie au nom de sa propre idée de la liberté…

Acteurs et Actrices : Quelle joie de vivre !

Bande annonce et vidéos (7 vidéos )

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Notes de Prod.

Quelle joie de vivre aujourd'hui

rêvait de filmer une version moderne de Candide depuis les années 1940. Pendant le tournage de Plein soleil, une anecdote racontée par Gualtiero Jacopetti lui donne l’idée de Quelle joie de vivre qu’il écrira à la fois comme un conte philosophique dans l’esprit de Voltaire et comme une « comédie à l’italienne » - genre florissant au début des années 1960, mais qui était alors peu reconnu en France. Le brillant équilibre entre un comique touchant au burlesque, et un propos sérieux, fait de Quelle joie de vivre l’un des sommets de ce genre. Comme les meilleurs films de Risi ou de Monicelli, Quelle joie de vivre peut plaire à tous les publics, étant à la fois divertissant et profond. Son propos est servi par une pléiade d’acteurs au maximum de leur potentiel : , dans un rôle qui lui permet de montrer son brio dans tous les registres ; , à mi-chemin de l’ingénue et de la pasionaria ; les plus grands seconds rôles du cinéma italien, , et , ainsi que – cerise sur le gâteau – en terroriste barbu.

Propos de René Clément

«Dans toute mon œuvre, revient le thème de l’homme prisonnier de lui-même et de la société. DèsLa Bataille du rail, j’ai étudié le comportement des êtres en rapport avec leur situation sociale. Cette fois-ci, je raconte les aventures d’un orphelin de province qui arrive en ville dans ce climat particulier de l’année 1921 où les mouvements fasciste et anarchiste se heurtaient. Profitant de cette histoire, je pose la question : qu’est-ce que la liberté ? Que faisons-nous pour elle, nous qui la désirons tant ? Quand l’adolescent sort de l’orphelinat, le prêtre qui l’accompagne lui montre la caserne : « Vous êtes libre », et voilà notre garçon enfermé. De même, à la fin du service militaire, l’officier déclare : « Vous êtes libre. » Je demande alors : libre de quoi, si l’on est un jeune orphelin sans expérience, sans argent, avec seulement l’envie de manger et de vivre ? J’ai montré aussi une prison dont on peut s’évader par le « Trou Sylvestre », ainsi nommé en souvenir de celui qui l’avait creusé. Ce trou est un symbole : on le trouve et on y passe à condition d’avoir le sens de la liberté. C’est en le découvrant que mon personnage deviendra un homme libre. En cela, je dirais que le film est surtout le récit d’une initiation.»

La presse en 1961

Dans un esprit particulièrement vif, a enlevé ici une fable alerte sur la liberté, où les attentats politiques, la provocation fasciste et l’emprisonnement arbitraire deviennent autant de pilules douces-amères dont le ton, difficile à trouver, se soutient jusqu’au bout. Autour d’, notre Tony Curtis, incarnant à merveille un avatar naïf de Ripois-Ripley, Clément a amorcé les bombes d’une paisible famille d’anarchistes, évoqué dans des décors cyclopéens les prisons de Piranese, et inventé une foire de la Paix où le militarisme se voit crétinisé avec bonheur.

Les avis sur le film Quelle joie de vivre !