Comment raconteriez-vous votre film ?
C’est une enquête cinématographique sur la mort d’une jeune fille, écrasée par un engin militaire dans un pays malade. Cette jeune fille était américaine, l’engin était un bulldozer israélien, et le pays, c’est la Palestine et Israël. Un lieu dont je ne cesse, film après film, de documenter le malheur et parfois la beauté.
Rachel a été tuée en 2003 à Rafah, au sud de la Bande de Gaza. À l’époque, l’armée israélienne détruisait des centaines d’immeubles et de maisons pour créer un no man’s land et construire un mur à la frontière égyptienne.
Rachel faisait partie d’un groupe de pacifistes internationaux qui s’interposaient entre les bulldozers et les habitations. L’un de ces bulldozers n’a pas stoppé, tout simplement, et l’armée israélienne a décliné toute responsabilité. Mon enquête est rigoureuse.