Après un week-end des plus people, ponctué par de belles rencontres comme celles avec
Josh Harnett,
Aaron Eckhart,
Oliver Stone ou
Emmanuelle Béart, ce lundi était plus calme sur les planches normandes… L’occasion pour nous de faire connaissance avec mesdames messieurs les membres du jury, et de découvrir les premiers films en compétition…
Rencontre avec les membres du jury...

Mais non, mais non, ce n'est pas un touriste... Vous aurez bien sûr reconnu Mr Julien Clerc !

Là il est tout sourire en haut au centre... avec les autres membres du jury. Euh.... Attention, Nicole, la présidente, va bientôt tomber !

C'est moi qu'on prend en photo comme ça ????

Ah oui, visiblement, j'les intéresse ! Ouahou.... Quelle star je fais là !

Un peu d'sérieux mesdames messieurs le jury !
© Photos Mireille Ampilhac
(Deauville, 4 septembre 2006)
Début de la compétition...
C’est d’un pas décidé que je me rends au Centre Internationale de Deauville pour voir le second film de
Michael Cuesta après
L.i.e. Long Island Expressway, prix du jury au festival en 2002. Le temps idyllique n’a pas empêché la salle d’être comble.
Twelve And Holding est le premier film présenté en compétition officielle et tout ce que je peux dire c’est que le festival met la barre très très haute dès son ouverture.
Michael Cuesta nous raconte les tranches de vie de plusieurs enfants de 12 ans, deux garçons et une jeune fille (la splendide Zoé Weizenbaum, remarquée dans le rôle de
Zhang Ziyi jeune dans Mémoires d’une geisha). La mort de l’un de leurs amis va les faire passer dans l’âge adulte. Avec une justesse rare, le réalisateur réussit un « sans faute » pour parler de la fin de l’enfance, la découverte de la mort, de l’amour. On est bien loin de la complaisance des films de
Larry Clark… On retiendra la relation de la jeune fille qui essaie de séduire un trentenaire névrosé. Le réalisateur réussit à montrer les doutes de l’enfance et n’a pas hésité à parler lors de la conférence de presse des difficultés pour monter le film dans le contexte actuel.
« On ne parle jamais de cette tranche d’age. Je voulais un film qui parle aux adultes et aux enfants des doutes de l’enfance. » expliqua le cinéaste.
J’ai continué mon voyage dans l’enfance avec le très sympathique
Little Miss Sunshine. D’ une manière plus comique, ce road movie - avec camionnette sans frein et klaxon qui sonne tout seul - se joue des clichés pour nous montrer un père de famille battant (
Greg Kinnear), sa femme
Toni Colette,
Steve Carell en spécialiste de Proust gay et suicidaire, un ados fou de Nietzche et un grand père sous cocaïne embarqués par une petite fille de 10 ans bien décidée à obtenir le prix très convoité de Little Miss Sunshine. Un film qui se joue de ses clichés et offre une fin plutôt inattendue. Résultat : un tonnerre d’applaudissement !
Matthieu Perrin
(Deauville, 4 septembre 2006)
Luxe, calme & volupté sur la côte normande...
© Photos Mireille Ampilhac
(Deauville, 4 septembre 2006)
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