Avant d’être engagé sur le tournage de Moi, Pierre Rivière... quel avait été votre parcour ?
Ma toute première expérience professionnelle a été un stage sur
Les Camisards, d’Allio déjà,au cours de l’été 1970. J’étais à l’époque en première année de fac à Grenoble. J’avais 19 ans et rêvais de « faire du cinéma » sans trop savoir quoi. Début juillet, j’ai entendu dire qu’un film allait se tourner dans les Cévennes. Avec un copain, on est parti en stop, direction Florac. Deux jours plus tard, quand on s’est présenté au bureau de production, on nous a expliqué qu’on ne prenait des stagiaires que parmi les gens du coin, pour ne pas avoir à leur payer l’hôtel. Alors on a menti, on a dit qu’on était cévenols, et ça a marché ! Pendant trois mois j’ai été successivement grouillot dans l’équipe de décoration, aide machiniste, aide accessoiriste et figurant. Puis je suis rentré à Grenoble, j’ai repris mes études, mais deux ans plus tard j’ai décidé de monter à Paris.
René Allio – toujours lui – préparait un nouveau film :
Rude Journée Pour La Reine, où j’ai été pris comme assistant décorateur, responsable des accessoires. Je n’y connaissais pas grand chose, mais je me suis débrouillé. L’année suivante, j’ai travaillé avec Alain Tanner, avec Claude Goretta, et l’aventure
Moi, Pierre Rivière est arrivée.