Retour sur la séance ''très hot'' de minuit, samedi soir hors compétition...

Retour sur la séance ''très hot'' de minuit, samedi soir hors compétition...
Un samedi soir à minuit et demi à Cannes on s'échange un clin d'oeil en parlant de choses un peu coquines. A Cannes c'est pareil, mais en plus on demande à sa voisine si elle sera de la partie. La rumeur s'est vite propagée: le nouveau film de John Cameron Mitchell Shortbus est plutôt du genre hot. (21/05/06)

Résumé du film Retour sur la séance ''très hot'' de minuit, samedi soir hors compétition...

Un samedi soir à minuit et demi à Cannes on s'échange un clin d'oeil en parlant de choses un peu coquines. A Cannes c'est pareil, mais en plus on demande à sa voisine si elle sera de la partie. La rumeur s'est vite propagée: le nouveau film de John Cameron Mitchell Shortbus est plutôt du genre hot. On était curieux de le voir puisque qu'on n'avait pas vraiment de nouvelles de lui depuis Hedwig And The Angry Inch, mise à part son rôle de producteur pour Tarnation découvert à Cannes d'ailleurs.
John Cameron Mitchell monte les marches avec son équipe, et dès son arrivée dans le grand théâtre Lumière ce n'est que applaudissements et sifflements. La salle lui est déjà acquise avant que commence le film. Dès le début on est surpris par des images crues. Un homme dans un baignoire filme son sexe avec un camescope, on ne vous dit pas ce qu'il fait ensuite par pudeur. On découvre ainsi les principaux personnages : un couple gay, un voyeur, une sexologue (qui préfère conseillère conjugale), une dominatrice qui propose ses services, et d'autres encore. Shortbus parle dès le début de sexe, mais c'est avant tout de sexualité et surtout de relations amoureuses dont il est question. John Cameron Mitchell suit en particulier deux hommes ensemble et une femme qui se cherchent dans le Shortbus, un club underground de New-York. Il aborde des choses comme le mal de vivre ou la recherche du plaisir (à deux, trois ou plus) sans se départir d'humour. Une femme utilise un jouet vibreur incontrôlable, un trio nu entone même l'hymne américain. Quelques provocations mais le film parle avant tout d'épanouissement et d'amour. Shortbus se termine en chanson et en fanfare, et c'est toute la salle sécouée et émue qui applaudit. John Cameron Mitchell est son équipe face à cet acceuil des plus enthousiastes en ont même les larmes aux yeux. Pour eux comme pour nous cette projection de Shortbus a été mémorable.

Christophe Maulavé (Cannes, mai 2006)

Notre rencontre avec l'équipe du film à Cannes !

A l’occasion de la présentation hors compétition de son nouveau film scandale, Shortbus, James Cameron Mitchell était en compagnie de tous ses acteurs Peter Stickles, Jay Brannan, Lindsay Beamish, Pj Deboy et Sook-yin Lee… Histoire de parler de sexe !

Il y a 5 ans sortait Hedwig And The Angry Inch qui faisait connaître ce nouveau cinéaste qui n’hésite pas à répondre à la question « Pourquoi tant de temps entre les deux films ? » « J’aime prendre mon temps et en plus si j’avais à utiliser le sexe, je voulais prendre mon temps pour générer le projet. » Et oui, Shortbus est l’événement Sexe du festival.
« J’ai auditionné les gens les plus intéressants, j’ai du me séparer de certain. Ça a pris du temps ». Puis James Cameron Mitchell ne cache pas la difficulté à monter un tel projet. « Aux Etats-Unis, la plupart des producteurs voulaient tous voir le film mais ne voulaient pas mettre un seul dollar pour que je le tourne ».

Il poursuit : « Aujourd’hui, aux Etats-Unis c’est vraiment trop puritain. On voulait provoquer. On voulait utiliser le sexe juste comme une métaphore, comme de la musique. L’érotisme ne nous intéressait pas. Ça a été fait des centaines et des centaines de fois. »
Evidemment on ne peut pas s’empêcher de penser à la pornographie. Il a voulu faire un film sur l’amour. L’équipe a longuement parlé de la préparation du tournage où pendant plusieurs semaines James Cameron Mitchell a réfléchi avec ses acteurs par rapport à ce qu’il voulait créer. Les acteurs jouaient à des jeux de société, faisaient l’amour…
« On a fait le film pour l’expérience. On ne sait pas comment il va marcher. On en aura déjà une idée tout à l’heure. »

Matthieu Perrin (Cannes, le 20 mai 2006)

Les avis sur le film Retour sur la séance ''très hot'' de minuit, samedi soir hors compétition...

 
 
     

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