Mizoguchi acorde une immense attention aux cadrages qu’il veut raffinés, même pour dépeindre des situations les plus sordides. Il fait des références à la peinture occidentale, dont le cadre inscrit dans un autre cade privilégié par des plans d’ensemble et approfondit un symbolisme jamais appuyé qui fait de lui un cinéaste du détails. Les mouvements fluides de la caméra, ainsi que de nombreux travellings et plans-séquences, contribuent également à l’esthétisation de sa mise en scène.
Les cinq films de la rétrospective témoignent de la création intense du cinéaste juste aprèss la guerre mais avant l’envol des années 1950 au cours desquelles il se consacrera à des sujets modernes et à la reconstitution de légendes.