Quel a été votre parcours avant ce premier long métrage ?
J’ai décidé très tôt de faire du cinéma. J’étais un enfant et un adolescent cinéphile. Ce sont les Marx Brothers qui ont décidé de ma vocation. Tous les ans, il y avait une programmation à Paris, j’allais voir et revoir leurs films. Après, évidemment, j’ai découvert d’autres choses... Lorsque j’étais à la fac, j’ai réalisé des films expérimentaux autoproduits. C’était la seule manière pour moi de faire des films pas chers, sans rien savoir de la technique : peindre directement la pellicule, raconter des histoires à partir d’images fixes. J’ai ensuite fait des études de réalisation à l’Insas, l’école de cinéma de Bruxelles. J’y suis resté quatre ans. De retour en France, j’ai réalisé trois courts- métrages. Le premier,
Mis-temps, doit beaucoup à mon passage en Belgique, à une certaine tradition du cinéma réa- liste, documentaire et social. Il raconte la vie d’une jeune caissière qui a du mal à joindre les deux bouts. Puis j’ai réalisé
Le Droit Chemin, où j’ai, pour la première fois, travaillé sur un récit plus formel et moins naturaliste.