Tourné pendant le fameux festival de rock écossais T in the park
Résumé du film Rock'n'love
Adam, popstar américaine, et Morello, rockeuse anglaise indé, doivent se produire dans le même festival rock. Alors que tout les oppose et qu'ils ne se supportent pas, un petit plaisantin les menotte l'un à l'autre et disparaît aussitôt.
C'est la panique : comment vivre le festival ainsi enchaînés - voir leur conjoint, dormir, se laver... et surtout assurer leur concert alors qu'ils ne peuvent pas se séparer ? Malgré tout, petit à petit, Adam semble commencer à apprécier la situation.
1 vidéo : Rock'n'love
Galerie Photos : Rock'n'love
Les avis sur le film Rock'n'love
Critiques : Rock'n'love
Les Fiches du Cinéma
" Une belle amourette et de la bonne musique, telles sont les promeses de Rock'N'Love. Missions accomplies. "
Jean-Baptiste Morel (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2024, page 8 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
Première
" Quelques semaines après la sortie de la jolie fable SF Perfect Sense, David Mackenzie confirme ici sa capacité à ouvrager des objets mineurs et attachants dont tout le charme tient justement à leur évanescence. "
F.F. (article entier disponible dans Première n°422, page 33.)
Studio CinéLive
" (...) si l'énergie de ses comédiens suscite une empathie tendre avec leurs personnages, le scénario est trop ténu et attendu pour convaincre et s'éloigner des clichés inhérents au genre. "
T.C. (article entier disponible dans StudioCinélive n°37, page 32)
Télérama
" Le vrai héros de cette love story légère et drôle, c'est le festival. "
Cécile Mury (article entier disponible dans Télérama n°3249, page 50)
Les Inrocks
" Cette indéniable spontanéité (une partie des dialogues sont improvisés) donne à l'ensemble une légèreté bienvenue. "
Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°855, page 73)
David Mackenzie raconte comment il est arrivé sur le projet : "Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit qu'il y avait matière à réaliser un film très drôle, et l'idée, assez délirante, de tourner dans un grand festival de musique, qui se déroule l'été, m'a beaucoup plu. J'étais conscient qu'il allait être extrêmement difficile de transposer l'agitation et la frénésie d'un tel événement, et d'en restituer l'authenticité, et nous avons donc décidé que le mieux était de tourner l'intégralité du film dans un véritable festival de musique, plutôt que d'essayer de le reconstituer. Du coup, on s'est retrouvé à relever le défi, plutôt hallucinant, de faire coïncider la durée du tournage avec celle du festival : quatre jours et demi !"
Sur l'ensemble, six comédiens étaient censés se produire sur scène. Autant dire qu'il fallait des acteurs doués sur le plan vocal et musical. La directrice de casting, Kahleen Crawford, s'explique : "C'était un casting rock'n'roll pour un film rock'n'roll ! On a fait un gros travail de recherche et on s'est engagé dans une double bataille pour trouver des acteurs capables de chanter et de jouer d'un instrument de musique et, dans le même temps, des musiciens professionnels à même de faire l'acteur. On n'a écarté aucune hypothèse a priori et on a établi des listes de candidats du monde entier. Après une première sélection, on a contacté des agents et on a eu l'heureuse surprise de découvrir que certains comédiens à qui on voulait faire appel étaient aussi doués musicalement."
Deux équipes ont été mises en place pour mettre au point les styles musicaux des deux groupes. Eugene Kelly, fondateur du groupe The Vaselines, à Glasgow, a travaillé en étroite collaboration avec Luke et Mat sur la musique de The Make, ainsi qu'avec le producteur électro-industriel Rico Capuano. Les titres qu'on entend dans le film ont tous été écrits par Eugene et Luke.
Le site du festival a offert à la production des tentes, des bâtiments en préfabriqué, et un grand chapiteau sous lequel pouvaient dormir les comédiens et l'équipe technique tout au long du tournage. Une deuxième tente a servi de cantine et de décor pour une scène de bar qui se déroule vers la fin du film. Luke Treadaway indique : "Pour moi, ce tournage a été une expérience inédite. On est arrivé sur place en car et on avait un peu l'impression de partir en guerre."
En raison des bruits ambiants, la qualité du son direct enregistré pendant le festival n'était pas optimale. Jake Roberts : "Juste après le tournage, on a passé une journée à enregistrer une piste sonore en post-synchro avec l'ensemble des comédiens, pour qu'on puisse monter le film. Bien plus tard, on a fait les enregistrements en post-synchro de manière tout à fait classique : David tenait vraiment à ce que les comédiens campent leurs personnages avec beaucoup de naturel et à ce qu'ils continuent à improviser pour préserver l'énergie du tournage."
David Mackenzie : "C'était une expérience tellement enrichissante que j'aimerais la retenter
dans un tournage plus conventionnel car cela donne une authenticité et une énergie au résultat
final qu'on n'a pas lorsque tout est programmé à l'avance."