Rocky Balboa, le légendaire boxeur, a depuis longtemps quitté le ring. De ses succès, il ne reste plus que des histoires qu’il raconte aux clients de son restaurant. La mort de son épouse lui pèse chaque jour et son fils ne vient jamais le voir.
Le champion d’aujourd’hui s’appelle Mason Dixon, et tout le monde s’accorde à le définir comme un tueur sans élégance ni cœur. Alors que les promoteurs lui cherchent désespérément un adversaire à sa taille, la légende de Rocky refait surface. L’idée d’opposer deux écoles, deux époques et deux titans aussi différents enflamme tout le monde. Pour Balboa, c’est l’occasion de ranimer les braises d’une passion qui ne l’a jamais quitté. L’esprit d’un champion ne meurt jamais…
Lundi 15 janvier, 10h30, dans une splendide suite du tout aussi splendide hôtel Ritz, Place Vendôme, une jeune journaliste tourne en rond, a mal au ventre à se tordre en deux et n’arrive pas à empêcher sa jambe et sa main de trembler. Cette journaliste, c’est moi, à quelques minutes de rentrer sur le ring et serrer la main du légendaire Mister Rocky Balboa, j’ai nommé…. Sylvester Stallone. Et oui, y’a des gens comme ça, comme Bruce Willis (aaaaaaaaaaah), Robert De Niro, Al Pacino, et bien d’autres, qui font parti des annales - et qu’on en dise ou qu’on pense de leur vie ou de leur filmographie, il y a ce tout petit pincement (ou énoooorme contraction, hein, on le voit comme on veut) au cœur, au bide et aux tripes lorsque l’on est à quelques secondes de les rencontrer. D’autant que Stallone fait véritablement un retour gagnant avec ce Rocky Balboa, puissant coup de poing juste là où il faut – idéal pour remettre les idées en place et croquer la vie à pleines dents.
Lorsque le mythe ressucite pour se transformer en légende…
Comme Au Cinema
On aura tout dit sur ce film depuis plusieurs années… Sylvester Stallone qui remonte sur le ring à 61 ans… Le sixième opus d’une saga légendaire mais dépassée… Le retour d’une légende mais la peur inéluctable qu’elle s’écroule en se tapant la tête contre le poteau du ring au premier round. On aura tout dit. Ou presque. Parce que l’on avait oublié une chose, une petite chose : qu’il pouvait être très bon. Et, incroyablement, inéluctablement, étonnamment… C’est le cas.
Alors, oui, je le crie haut et fort : ce Rocky Balboa est une perle du genre. Parce qu’en sortant de la salle, on a cette rage de vivre qui nous transcende de part en part, cette envie folle de se battre pour s’en sortir, de tout faire pour réussir et d’aller au bout de ses rêves. Ca a l’air cliché, comme ça, ça l’est sans doute. Mais un film qui donne la patate à ce point-là, ça ne court pas les cinémas ces derniers temps… Et ça fait un bien fou. Parce que Rocky, c’est un peu nous, un peu vous, un peu votre papa, votre voisin, celui avec qui vous avez grandi et à qui vous pensez en montant au pas de course les marches de votre escalier. Et c’est surtout Stallone, acteur mythique, mais - pardon pour les fans dont je fais partie - un peu has-been, qui revient dans les gants de celui qui lui colle à la peau depuis des années et qu’il essaye de fuir depuis presque vingt ans. Et sortez les cotillons et les statuettes, c’est avec panache et brio que l’acteur / boxeur / réalisateur revient sur le devant de la scène.
Parce que finalement, ce Rocky-là renoue avec ses origines, à tout ce qui avait fait la force et la légende du premier Rocky. L’humilité, la générosité, la tendresse… L’humanité. Car Stallone a réussi le pari de raconter, non pas un énième film sur la boxe et ces mââââles en puissance, mais l’histoire d’un homme qui a vieilli, délaissé par son fils et privé de sa moitié. Un homme qui garde des miettes de légende en racontant ses exploits dans son resto ou en posant sur des photos un peu ringardes, et qui décide, un jour, de remonter sur un ring, parce qu’il a cette bête en lui qui le crève et l’empêche de vivre.
C’est ça, l’esprit de Rocky, l’histoire d’un mec ordinaire qui se dépasse pour devenir extraordinaire.
Sans doute quelques grincheux trouveront toujours quelque chose à redire, à rire ou à sourire, mais ce long-métrage brille par sa sincérité, par l’intelligence de sa mise en scène et l’émotion qui se dégage de ses personnages, par son atmosphère enivrante et ce scénario facile mais bien ficelé. Et l’on prend tout ça en pleine poire à la vitesse d’un uppercut bien placé. Alors dès les premières secondes, nous voilà sonné, pris de vertiges, et l’on s’entend crier "Rocky, Rocky !" lorsqu’il rentre enfin dans ce stade pour jouer le match de sa vie, pour mettre un point final en forme de feu d’artifice à une légende qui n’en rêvait pas autant. Des cris qui résonnent encore, longtemps après être sorti de la salle… "Rocky, Rocky, Rocky"…
" Rocky (…) renaît avec une dignité et une émotion qu’on n’imaginait pas. Le scénario est impeccable, et la mise en scène, habile, classique et efficace. "
D.A. (article entier disponible sur le site www.lejournaldudimanche.fr)
CinéLive
" Un Stallone humble, sincère, introspectif et mélancolique. Poignant. "
Marc Toullec (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 60)
Score
" Il ne s’agit pas d’un come-back mais d’un au revoir, un peu mièvre mais forcément touchant. "
Léonard Haddad (article entier disponible dans Score n°26, page 71)
Mad Movies
" On assiste ici aux adieux dignes et émouvants d’une icône cinématographique en même temps qu’au magnifique come-back d’une star injustement déchue (…)."
S.M. (article entier disponible dans Mad Movies n°193, page 32)
Première
" Sly fait sa crise de la soixantaine sur grand écran. Attachant, désarmant, improbable, comme ce sixième film qui se pose en digne héritier du premier. Une belle victoire."
Mathieu Carratier (article entier disponible sur le site www.premiere.fr et dans le magazine Première n°360, page 25)
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 2.40 - 2h05 Son : Anglais 5.1, Français 5.1 et DTS Sous-titres : Français, Anglais, Arabe
Bonus :
- Making of (18 min) - Vost
- « La réalité du ring » : documentaire (15 min) - Vost
- Bêtisier (1 min 30) - Vost
- Fin alternative (3 min 40) - Vost
- 7 scènes coupées - Vost
- Commentaires audio - Vost
- Film annonces - Vo
13 octobre 2005 - Après Rambo 4, Rocky 6 !
A 58 ans, Sylvester Stallone est loin d'avoir pris sa retraite ! On annonçait récemment le tournage du quatrième épisode des aventures musclées de Rambo - aujourd'hui, c'est Rocky qui remonte sur le ring !
Depuis le temps qu'on en parle, ça y'est, c'est sûr, Rocky Balboa va (enfin) renfiler ses gants de boxe ! Après avoir été de nombreuses fois annoncé, puis démenti, puis avorté, le projet Rocky 6 devrait enfin voir le jour à partir du mois de décembre. "J'ai 58 ans et je suis dans une meilleure forme qu'il y a 25 ans" a déclaré Sylvester Stallone au magazine "Men.com". "J'ai longuement réfléchi avant d'accepter ce projet, mais à présent je crois sincèrement que cette histoire doit être racontée".
Quinze ans après le dernier opus, on devrait donc retrouver Rocky Balboa en retraité de la boxe et éducateur dans un centre spécialisé, qui remontrait sur le ring - histoire de ne pas perdre la main. Un come back qui se retrouve bien vite au cœur d'une tempête médiatique lorsqu'il doit affronter la star des poids lourds, Mason "The Line" Dixon…
"Les années ont passées, Rocky a vieilli comme vous et moi, mais la même rage brûle toujours au fond de lui. Il a passé sa vie à courir derrière un rêve - et maintenant il est confronté à la mort. (…) Mais il reste une sorte d'icône, l'incarnation du rêve américain."
Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, le tournage de Rocky 6 devrait débuter en décembre, sous la direction de Sylvester Stallone lui-même. Sly avait déjà signé la réalisation de Rocky 2, Rocky 3 et Rocky 4.
Trente ans après la sortie du premier Rocky, Sylvester Stallone conclut la saga qui l’a rendu célèbre avec un sixième épisode aussi spectaculaire qu’émouvant. Le parcours de ce héros comme aucun autre trouve plus que jamais sa place dans notre époque et, loin de tout manichéisme, nous prouve que rien n’est impossible pour celui qui y croit. Comme l’explique Sylvester Stallone, « ce chapitre final offre une conclusion aussi humble que noble à la vie du sportif ».
Avec des moyens modestes et seulement cinq semaines de tournage, Sylvester Stallone, qui a travaillé avec le directeur de la photographie Clark Mathis, a adopté un style sobre et direct qui sert le propos du film. Il commente : « Nous n’avons utilisé ni travelling, ni panoramique et aucun des plans sophistiqués réalisables à la grue. La plupart des prises ont été effectuées caméra à l'épaule. Les scènes sont le reflet de la personnalité des protagonistes. Les plans présentant Dixon sont légers et lumineux afin de montrer que jusqu'au combat il mène une vie sans relief, ni ombres, ni couleurs. »
Produit par Irwin Winkler et Robert Chartoff, le premier Rocky est sorti en 1976 et a immédiatement connu un immense succès. Ce film à petit budget -960 000 dollars pour 16 jours de tournage - a obtenu un record de dix nominations aux Oscars et a remporté celui du meilleur film. Le réalisateur John G. Avildsen et les monteurs Richard Halsey et Scott Conrad se sont vu décerner eux aussi des Oscars.