Résumé du film Sa Majesté MinorDans une île imaginaire perdue en Mer Egée, aux temps très lointains d'avant Homère, Minor, mi-homme, mi-cochon orphelin et muet, file des jours tranquilles dans la douce tiédeur de la porcherie en compagnie de sa bonne amie la truie (Mauricette). Au cours d'une escapade en forêt mythologique, il fait la rencontre d'un des personnages les plus influents de son époque, le Dieu Pan alias Satyre, qui l'initie à sa manière de bouc aux imprévus du paganisme.
Perché sur une branche d'olivier pour épier Clytia, la fille du Patriarche promise au poète Kartos, Minor fait une mauvaise chuet et se tue. Comme on est encore au début du film, et que la période le permet, il ressuscite et recouvre la parole.
Les villageois éberlués découvrent que non seulement il n'est pas mort, mais qu'il se révèle doué d'un stupéfiant sens de l'éloquence. Sur les conseils du devin, Minor est sacré roi. 9 vidéos : Sa Majesté MinorGalerie Photos : Sa Majesté MinorLes avis sur le film Sa Majesté Minor
Interview : Faites place à José Garcia, Sa Majesté Minor !Difficile de faire plus barré que le nouveau film de Jean-Jacques Annaud. Loufoque, délirant, extrême au possible... On aime ou on déteste - moi, j'ai beaucoup aimé. C'est donc avec un grand plaisir que me revoilà en face de José Garcia, souriant, détendu - et qui, soit dit en passant se souvenait très bien de notre rencontre en janvier dernier lors de la promo du dernier Régis Wargnier... Evidemment, je suis toute fière et toute rouge, mais la rencontre fut une nouvelle fois très plaisante. Vivement le prochain rendez-vous ! ;-) Notre critique : Sa Majesté Minor Quand délire de folie rime avec fantaisie réussie… -
Comme Au Cinema

Partons sur de bases claires : ces 3 étoiles sont purement - et totalement subjectives. Et totalement assumées aussi. Car ils seront nombreux, les détracteurs de ce bel objet venu de nulle part, de cette fable tellement hors norme, tellement culottée – et déculottée aussi. Ah, ça oui, on les entend déjà qui crient au loup, au satyre ou au cochon, on les voit déjà rouler dans la boue (de cochonne) cet objet indéterminé que nous livre Annaud, dernier cri de Gérard Brach avant de s’éteindre. Un délire pur et simple, un délire sans queue (enfin, quoi que…….) ni tête, une œuvre royale, à deux cent lieues ou presque des autres films d’Annaud, quelque part sur une île de la Mer Egée, à une époque sans âge.
Mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Difficile de ne pas se poser la question. Où suis-je ? Où vais-je ? Mais, mais qu’est-ce que Vincent le satyre fait à José le cochon ?? Ah, bah oui, il lui fait ce que je pensais qu’il lui faisait. Et c’est tout naturel, merci. Alors, oui, regardons et poilons nous devant le spectacle d’Annaud, saluons l’audace d’une équipe d’acteurs à (grandes) gueules, Rufus, Claude Brasseur, Jean-luc Bideau… Saluons la nouveauté, la bravoure, car il en faut pour sortir de l’ombre une fantaisie si furieusement décalée. Oui, c’est vrai, tout le monde se lâche, José lèche des groins, Vincent s’excite dans un tronc d’arbre et dans plein d’autres choses, ça parle de sexe à tire-larigot et ça tire tout le monde tout court.
Mais qui a dit que la mythologie faisait dans le soft ? Ouvrons un peu nos livres d’histoires anciennes et souvenons-nous, exemple parmi tant d’autres, de la création du Minotaure… Et l’on se rend vite compte qu’Annaud est dans le ton. Coloré, endiablé, chaud bouillant dans les dialogues, les actions comme dans les images, complètement loufoque, véritablement barré, on en rit finalement à gorge déployée. Bah oui, car pourquoi pleurer ou (dé)crier un réalisateur quand son œuvre fait rire, quand son univers étonne et détonne dans un paysage cinématographique morne comme une île au milieu de l’océan ? Quand les acteurs s’en donnent à cœur joie et que José Garcia se donne tout entier ? Quand derrière la comédie se cache des sujets plus graves – l’exclusion, le rejet, l’abus de pouvoir, la brutalité… L’inhumanité.
Pas la peine de chercher à décrire cette oeuvre, ni à la raconter. Ce film se vit, s’accepte ou se rejette tout entier. Alors saluez bien bas Sa Majesté….
Aurélie Maulard
Critiques : Sa Majesté Minor -
Le Journal du Dimanche (le pour)

" C’est bouffon et savant à la fois, exempt de pédanterie et parcouru, surtout, par une envie de s’amuser qui finit par vous gagner."
C.G (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 7/10/2007)
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Le Figaro

" Jean-jacques Annaud brave les interdits, joue au satyre, part sur les chemins de traverse avec gourmandise et une passion décuplée"
Brigitte Baudin (article entier disponible dans Le Figaro du 10/10/2007)
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CinéLive

" Sa Majesté Minor est un projet (dé)culotté, une farce/fable iconoclaste et échevelée qui impose le respect par son audace à traiter de sujets bouillants (l’exclusion, la sauvagerie, la sodomie, le conformisme). "
Fabrice Leclerc (article entier disponible dans Cinélive n°116, page 46)
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Le Parisien

" Entre des scènes d’anthologie et des rebondissements cocasses, le rythme du film a tendance à s’essouffler et le scénario à tourner à vide (…)"
Hubert Lizé (article entier disponible dans Le Parisien du 10/10/2007)
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20 Minutes

" L’humour salace et les performances délirantes de José Garcia et Vincent Cassel forcent la sympathie pour ce conte paillard complètement loufoque. Un ovni. "
(article entier disponible dans 20 Minutes du 10/10/2007)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1,85
Son : Français 5.1 Dolby Digital, Français 2.0 Dolby Digital
Bonus :
- Le Making-of (68 min)
- 6 scènes coupées avec commentaire audio de J.J. Annaud
- Commentaire audio de J.J. Annaud seul
- « A la rencontre de sa majesté Minor », portrait croisé entre José Garcia, Vincent Cassel et Jean-jacques Annaud (26 min)
- Module Vidéo sur les décors
- Module vidéo sur les personnages
- Le scénario illustré à lire et à imprimer Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 4/5 | 4/5 | 0/5 | 3/5 | 3/5 |
Notes de tournage...19 mai 2006 - Fini les cachotteries (enfin presque) pour Sa Majesté Minor
Ça y est ! Le voile est presque levé, sur le mystérieux scénario du nouvel opus de Jean-jacques Annaud ( Deux Frères), Sa Majesté Minor. Le film sera une tragi-comédie à l'époque pré-Homérique. Jean-Jacques Annaud et Gérard BrachC’était en 2004, juste avant Noël. Dans ma boîte aux lettres, une enveloppe bistre avec des feuillets à l’intérieur, et un petit mot de Gérard - Gérard Brach, le génial ermite qui a écrit pour moi La Guerre Du Feu, Le Nom De La Rose, L'Ours et L'Amant. Gérard me parlait de fulgurance, après une interminable période de jachère. Il avait passé un long séjour à l’hôpital. À sa sortie, saisi par une soudaine exubérance, il s’était jeté dans l’écriture de ces pages dont il rêvait depuis longtemps et La musiqueFusion, interpénétration, mélange, mariage des genres, des arts, tels sont les principaux moteurs du metteur en scène de Sa Majesté Minor.
Dès l’écriture Jean-jacques Annaud a eu une idée précise de la musique qui devait accompagner, épauler, porter, narrer Sa Majesté Minor. «Elle se devait d’être Méditerranéenne, un lien entre le monde ancien et le moderne.» Comme pour l’image, les costumes, les décors, il a approfondi sa quête musicale en écoutant, en picorant dans sa riche collection de milliers de CD et disques de vinyle. «J’ai commencé à y fouiller dès le début de 2005. J’ai retrouvé des vieux 33 tours de musique grecque, roumaine, bulgare achetés lors de voyages, de promotion de précédents films.» Les DécorsToutes ces répliques d’instruments ont réellement existé. Jean-jacques Annaud fouille, creuse, enquête. Tel un archéologue qu’il faillit être, il s’immerge dans le monde traité, l’époque abordée. Le cinéaste aime la matière, palper, toucher la texture des choses, des pierres. Pour trouver l’emplacement de son village il a survolé toute la Côte Ibérique. Avant de se poser près d’Alicante, de «trouver la situation que je souhaitais, soit 320° de décors purs, rugueux, sentant le thym.» Un emplacement à flancs de falaise faisant face à une petite île abritant, étrange coïncidence, le spécialiste mondial de cette époque. Un signe des dieux du cinéma ? Allez savoir. |
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