L’histoire de
Sakuran, adaptée d’un manga à succès, sent trop souvent le réchauffé. Une pauvre petite fille est vendue à une maison close. Elle a mauvais caractère, et du coup personne ne l’aime. Elle rejette la vie qui l’attend et voudrait partir. Un jour son destin bascule …blablabla… C’est assez creux, et le spectateur est rapidement débarqué.
Le personnage principal est une courtisane qui passe son temps à minauder et à se faire détester de tout le monde pour mieux attirer les hommes. Elle est tellement capricieuse qu’elle en devient agaçante, si bien qu’on aurait presque envie de la mettre de côté, pour pouvoir regarder tranquillement les jolies images et écouter la bande son de
Shena Ringo, un mélange de musique traditionnelle, rock et latino.
Si l’aspect scénaristique pèche, le film est en partie rattrapé par son esthétisme. La réalisatrice,
Mika Ninagawa, est une photographe reconnue et ça se voit.
Les images sont magnifiques et chaque plan est travaillé comme un tableau. Les costumes et les décors sont somptueux. C’est un tourbillon de couleur vive qui nous emporte du début à la fin. D’ailleurs, les meilleurs séquences sont celle où les images défilent, sans dialogue. Ça ferait un joli clip...
Stéphanie Munier