Ce film est votre huitième long métrage, pourquoi aura-t-il fallu attendre six ans depuis Cause toujours!?
En 2004-2005 j’ai écrit, avec
Richard Debuisne, Ceux que nous aimons sont des inconnus. Le producteur aimait beaucoup ce projet mais le film s’est arrêté pour des raisons financières alors que j’en commençais la préparation. Je me suis tout de suite lancée dans l’écriture d’un roman: L’obscur, qui n’avait rien à voir avec le film, mais toute l’énergie rassemblée pour réaliser, je l’ai projetée dans l’écriture. et puis un jour, je suis tombée par hasard sur un livre de Jacques Lacan qui évoquait « la passe », ce moment où quelqu’un ayant fait une analyse devient lui-même analyste, ce « passage ». Le mot « passe » renvoie aussi à la prostitution, et ça m’a frappée. J’en ai parlé avec
Richard Debuisne, avec qui j’ai co-écrit mes derniers films, et nous avons commencé à réfléchir ensemble, presque par jeu au début, sur la mise en relation cinématographique de la psychanalyse