Scénariste et réalisateur,
Brian Dannelly s'est lui-même inspiré de son expérience.
« Enfant, je suis allé dans une école primaire catholique, dans un lycée chrétien, et dans un camp de vacances juif. La plus grands leçon que j'ai retiré de tout ça est devenue une phrase dans le scénario : « Ils ne peuvent pas avoir complètement tort et ils ne peuvent pas avoir complètement raison ». Je voulais écrire un film basé là-dessus. Je voulais écrire un film ancré dans l'iconographie d'un teen movie mainstream, mais incorporant des concepts et des idées qu'on ne verrait jamais dans ce genre de film - un film accessible avec un esprit indépendant. » D'autres souvenirs ?
« Dans mon lycée, on n'avait pas le droit de danser. Chacun devait se tenir à au moins dix centimètres du sexe opposé quelles que soient les circonstances. » Pour sa dernière fête de fin d'année, lui est ses camarades ont même eu droit à un spectacle de marionnettes !
« Ce n'était pas très excitant. » Idem pour le co-scénariste
Michael Urban, élevé dans la tradition fondamentaliste.
« Dans mon collège à Tallahassee, en Florida, je voyais souvent des gens qui vivaient dans cet univers métaphysique fait de punitions et de démons et de choses auxquelles je ne comprends rien. Parfois, les choses sont déformées et exploitées au nom de la religion ou de Dieu ? J'avais envie de m'intéresser à ça. »
L'histoire ne se déroule pas il y a dix ou quinze ans, mais bel et bien maintenant. L'attrait de la religion n'a pas totalement disparu auprès des jeunes.
Brian Dannelly :
"Appartenir à ces groupes au moment de l'adolescence peut vraiment motiver et unir les jeunes d'aujourd'hui. Ça amène dans leur univers l'idée d'être accepté, ça leur donne un sentiment de communauté et de sécurité, ce qui est attirant".