Senso

Senso
Titre original : LIVIA (Italie)
Duree : 2H3 mn
Distributeur : Les Acacias
Sortie en salles le 13 Janvier 2010
(Reprise, Première sortie le 25 Juin 1975)
Année de production : 1954
Présenté en Sélection Officielle, section Cannes Classics au Festival de Cannes le 18 Mai 2009

Résumé du film Senso

Mai 1866. Au cours d'une représentation du "Trouvère", à la Fenice de Venise, a lieu une manifestation anti-autrichienne. Le marquis Ussoni, patriote italien, prend à partie le lieutenant Franz Mahler. Sa cousine, la belle comtesse Livia Serpieri, femme d'un vieil aristocrate en bons termes avec les occupants, intervient en sa faveur. Malgré cela, Ussoni est arrêté et condamné au bannissement. Livia revoit Franz Mahler. Il la séduit.

"Les images sont splendides, Alida Valli se montre extraordinaire, possédée, dans un rôle où elle va de l'amour fou à l'avilissement. Farley Granger n'est pas moins admirable. Ces amants maudits appartiennent tout autant à l'univers personnel de Visconti qu'à l'Histoire."

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Les avis sur le film Senso

 
 

    Notes de production

    La nouvelle de Camillo Boito est très différente du scénario auquel elle n’a fourni qu’un point de départ, une situation. Luchino Visconti venait de mettre en scène, pour la Scala de Milan, La Vestale De Spontini, avec Maria Callas. Il voulut donner à son film un caractère d’opéra romantique. L’histoire se situe en pleine lutte du Risorgimento, pour chasser les Autrichiens de la Vénétie. Verdi était le musicien par excellence du Risorgimento. Tout cela se retrouve dans les magnifiques scènes d’exposition. La comtesse Serpieri, mal mariée, trouve un dérivatif à ses frustrations dans l’aide qu’elle apporte à son cousin; mais sa rencontre avec Franz Malher, beau, veule et cynique, bouleverse sa vie et l’entraine à la déchéance, à l’oubli de la cause patriotique. Ce film historique tient compte d’une évolution condamnant la classe à laquelle appartient Livia, et l’empire austro-hongrois (à travers Malher), à une décadence irrémédiable.

    Ce qu'ils pensent du film...

    La nouvelle de Camillo Boito est très différente du scénario auquel elle n’a fourni qu’un point de départ, une situation. Luchino Visconti venait de mettre en scène, pour la Scala de Milan, La Vestale de Spontini, avec Maria Callas. Il voulut donner à son film un caractère d’opéra romantique. L’histoire se situe en pleine lutte du Risorgimento, pour chasser les Autrichiens de la Vénétie. Verdi était le musicien par excellence du Risorgimento. Tout cela se retrouve dans les magnifiques scènes d’exposition. La comtesse Serpieri, mal mariée, trouve un dérivatif à ses frustrations dans l’aide qu’elle apporte à son cousin; mais sa rencontre avec Franz Malher, beau, veule et cynique, bouleverse sa vie et l’entraine à la déchéance, à l’oubli de la cause patriotique. Ce film historique tient compte d’une évolution condamnant la classe à laquelle appartient Livia, et l’empire austro-hongrois (à travers Malher), à une décadence irrémédiable. On retrouvera un thème semblable dans Le Guépard, épisode antérieur de la libération de la Sicile et de l’épopée de Garibaldi. Les sympathies qu’avait Visconti pour la gauche ont souvent fait écrire que Senso alliait l’analyse marxiste d’un changement historique au style flamboyant de l’opéra. Ce n’est pas faux, mais plus on revoit Senso, plus on se rend compte que c’est d’abord un drame de la passion vécu par une femme révélée au plaisir des sens par un «homme fatal» portant l’uniforme ennemi. Franz fascine Livia, la trompe, la gruge; elle a beau s’éloigner de lui, il suffit qu’il revienne pour qu’elle lui cède à nouveau. La musique d’accompagnement (extraits de la 7ème symphonie de Bruckner) suit la course de cette femme perdant toute dignité, allant même jusqu’à acheter l’amour de Franz qui veut déserter. C’est au milieu de la débâcle de Custozza (défaite de la jeune armée italienne mais victoite toute provisoire des Autrichiens), dans une Vérone nocturne envahie de soudards, que s’achève, par une trahison amoureuse, une délation, une mise à mort, cette frénétique autodestruction. Les images sont splendides, Alida Valli se montre extraordinaire, possédée, dans un rôle où elle va de l’amour fou à l’avilissement. Farley Granger n’est pas moins admirable. Ces amants maudits appartiennent tout autant à l’univers personnel de Visconti qu’à l’Histoire.
     

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    20 avis 4 étoiles
    28 avis 3 étoiles
    12 avis 2 étoiles
    21 avis 1 étoiles

    Casting : Senso

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Collaborateur Scénario
    Collaborateur Scénario
    Collaborateur Scénario
    Scenariste
    Scenariste
    Scenariste
    Auteur
      Acteurs
    Comtesse Livia Serpieri
    Le Marquis Roberto Ussoni
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • 1ère semaine IDF : 1 574 entrées
    • Cumul IDF : 2 811 entrées

    • 1ère semaine France : 1 574 entrées
    • Cumul France : 2 811 entrées