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Séraphine

    en DVD le 02 Avril 2009
Un portrait bouleversant d'une artiste atypique
Un film de avec et (France)
Genre : Biopic, Drame - Duree : 2H5 mn
Distributeur : Diaphana - Editeur DVD : Diaphana Edition Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 02 Avril 2009
Sortie Blu-Ray le 02 Avril 2009
Sortie en salles le 01 Octobre 2008
Année de production : 2007
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.77/5 (165 notes)
César 2009 du meilleur film, de la meilleure actrice pour , du meilleur Scénario Original pour et , des Meilleurs Costumes pour Madeline Fontaine, de la Meilleure Photo pour Laurent Brunet, de la Meilleure Musique écrite pour Un Film pour Michael Galasso et des Meilleurs Décors pour Thierry François.

Résumé du film Séraphine

En 1913, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S’instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d’art d’avant-garde et la femme de ménage visionnaire.

Bande annonce et vidéos (5 vidéos )

Galerie Photos ( 10 photos )

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Notre critique : Séraphine 3 étoiles

    Un portrait bouleversant d'une artiste atypique

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    3 étoiles
    Séraphine de Senlis, femme de ménage et artiste peintre tombée tragiquement dans les oubliettes de l’histoire d’après guerre, revient à la vie à travers ce film passionnant et bouleversant retraçant la vie d’une artiste atypique. Plus qu’une simple œuvre biographique, le film de Martin Provost est également un puissant hommage à ces peintres qui ont incarné l’art naïf.

    L’histoire, peu originale pourtant, est celle de deux êtres appartenant à des univers différents où ils ont du mal à trouver leur place : lui, Wilhelm Uhde, homosexuel allemand, collectionne les œuvres d’artistes d’avant garde ; elle, Séraphine Louis, bergère devenue femme de ménage, vit en retrait, renfermée sur ses passions et ses démons qu’elle libère à travers la peinture. La rencontre improbable s’effectue le jour où Uhde emménage à Senlis pour se ressourcer, et qu’il découvre les œuvres de sa femme de ménage. S’en suit une aventure qui va durer vingt ans, et où le destin tragique de Séraphine se scelle peu à peu au travers des remous de l’époque.

    Peut elle aspirer à la célébrité dont elle rêve malgré ses démons intérieurs ? Uhde aide-t-il Séraphine par amour pour elle ou pour sa peinture ? Voici quelques-unes des questions qui se posent à travers les tranches de vies dépeintes par Provost. Accompagnée d’une bande originale diffuse et discrète, la réalisation, très soignée, permet à la présence et la vision du réalisateur de rester quasiment muette. Ce choix essentiel laisse toute la place pour les acteurs d’exprimer leur art. Yolande Moreau est remarquable dans son interprétation d’une femme à la fois austère et effacée, mais aussi touchante et débordante d’humanité. Ulrich Tukur, également tourmenté, dresse le portrait d’un homme tiraillé par l’honneur et le retrait d’un côté, et ses passions internes de l’autre.

    Le réalisateur prend son temps, et il a raison : on ne peut retracer sérieusement la vie d’une personne aussi complexe en 90 minutes. Il préfère ainsi dépeindre ses personnages progressivement, à travers une multitude de tableaux de leurs quotidiens. Le revers de la médaille est que le montage elliptique à coup de fondu noir qui accompagne ses tranches de vies casse malheureusement le rythme, et le film frôle ainsi le sur-place. Autre bémol, le détail accordé par le réalisateur au développement initial de ses personnages et de son histoire retire du temps précieux à la fin qui aurait mérité d’être étendue. Néanmoins, le film conserve toute sa force. Le regard pensif et admiratif du réalisateur que l’on surprend à travers ses légers mouvements de caméra déteint progressivement sur un spectateur conquis. Séraphine de Senlis reçoit enfin l’hommage digne qu’elle mérite depuis un demi-siècle.

Critiques : Séraphine 4 étoiles

  • Télérama
    Télérama
    4 étoiles
    " Le film est sobre, épuré à l’extrême, un rien trop long (dommage !), mais tendu, humble, à l’écoute."
    Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3064, page 50)
  • VSD
    VSD
    4 étoiles
    " C'est dire la réussite du film de Martin Provost, un des plus beaux de l'année, bouleversant portrait d'une femme de ménage un peu dérangée qui, dans les années vingt, révéla un incroyable talent naturel de peintre naïf. "
    Achour Bernard (article entier disponible dans VSD n°1622, page 54)
  • A Nous Paris
    A Nous Paris
    4 étoiles
    " (…) ce film plutôt contemplatif (un peu trop parfois), tour à tour drôle (…) ou touchant (…) dégage une mystérieuse magie grâce aux grains de sa photographie et de son actrice principale. "
    Menguy Fabien (article entier disponible dans A Nous Paris du 24 septembre 2008)
  • Le Point
    Le Point
    4 étoiles
    " (...) une Yolande Moreau en état de grâce. "
    Lorrain François-Guillaume (article entier disponible dans Le Point n°1880, page 134)
  • Métro
    Métro
    4 étoiles
    "Une incarnation en douceur, presque mystique, portée par la mise en scène aéré de Martin Provost, qui laisse longuement respirer ses plans, comme des tableaux vivants."
    Jennifer Lesieur (article entier disponible dans Metro du 01/10/2008)

Caractéristiques du DVD

Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son Dvd : français - Dolby Stéréo et D.D. 5.1
Son Blu-ray : français – DTS Digital Surround 2.0 et DTS Master Audio 5+1

Bonus :
- Making of (40mn)
- Entretiens autour des œuvres de Séraphine exposées au Musée Maillol (15mn)
- Filmographies
- Bandes-annonces

Notes de Prod.

Notes de tournage...

Le 21 Février 2007 - prend les traits de Séraphine de Senlis

L’actrice , césarisée en 2004 pour sa première réalisation Quand La Mer Monte, incarnera la célèbre peintre Séraphine de Senlis dans le prochain long-métrage de (Le Ventre De Juliette) simplement intitulé Séraphine.

Entretien avec le réalisateur, Martin Provost

Quelle est l'origine de votre rencontre avec Séraphine Louis ?
Un jour, une amie productrice à France Culture me dit de manière un peu énigmatique : “Martin, tu devrais t'intéresser à Séraphine Louis…” Ne connaissant pas le personnage, je ne comprenais pas bien où elle voulait en venir, mais elle a ajouté : “Cherche, tu comprendras pourquoi.” Sur internet, j'ai trouvé très peu d’informations, à peine quelques détails biographiques, des tableaux déroutants. Assez pour éveiller ma curiosité. J’ai commencé à entrer dans l'univers très particulier de Séraphine.

Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, “sans rivale”…

1864
Naissance de Séraphine le 2 septembre, à Arsy-sur-Oise. Son père est un petit horloger, sa
mère est fille de ferme.
Enfant, Séraphine se partage entre l'école (on la dit bonne élève) et les champs (elle est bergère).
1877
À 13 ans, Séraphine est placée comme bonne à Paris.

Un hommage de l'hôpital de Clermont...

En 2007, comme chaque année depuis 1999, la municipalité a honoré la mémoire des quelque 3 500 malades mentaux morts de faim et d'épuisement durant la guerre à l'hôpital de Clermont-de-l'Oise. A cette occasion, l'association culturelle des Amis du Centre Hospitalier Interdépartemental de Clermont-de-l'Oise, soucieuse de rendre hommage à Séraphine, a choisi de déposer une plaque à l'emplacement de la fosse commune où elle repose. On peut y lire, conformément à un voeu que Séraphine avait exprimé dans une lettre: “Ici repose Séraphine Louis Maillard (sans rivale) 02-09-1864 – 18-12-1942, en attendant la résurrection bienheureuse.”

En évoquant séraphine, ils ont dit...

Wilhelm Uhde
“L’oeuvre dont nous parlons est unique en son genre et défie toute comparaison. Sa genèse est incontrôlable.
Elle échappe aux lois qui d’ordinaire régissent la peinture, bien qu’elle en satisfasse les plus extrêmes
exigences. Séraphine, avec les éléments les plus modestes, quelques fleurs, des feuilles, des arbres, de l’eau

Wilhelm Uhde, le

Chef de file de la communauté allemande à Paris. Ami de Braque et de Picasso. Grand collectionneur et historien d'art… Plus collectionneur que marchand, Wilhelm Uhde est indissociable des avant-gardes artistiques du Paris des années 1900, et surtout connu pour ceux auxquels ils consacra une grande part de son énergie et de sa fortune : les naïfs, terme auquel il préférait l'expression de “primitifs modernes” et qu’il nomma aussi “peintres du Coeur sacré” lors de la première exposition qu'il leur consacra à Paris, en 1929.

Bertrand Lorquin, conservateur du Musée Maillol

“ Il était d’usage durant la Renaissance de désigner l’artiste par le nom de la ville ou du village d’où il était issu. Ainsi nous connaissons Antonello da Messina, Léonard de Vinci comme s’ils étaient des noms propres. Séraphine a rejoint cette tradition à l’aube du XXème siècle en devenant Séraphine de Senlis ou Séraphine tout court. Humble femme de ménage, elle est dévorée par l’envie de peindre, cette fameuse nécessité intérieure dont parlait Kandinsky à propos de tout artiste gagné par le vrai désir de création.

Les avis sur le film Séraphine