Est-il nécessaire de présenter
Serge Lifar au centième anniversaire de sa naissance ?
Non, si l'on interroge les amoureux de la danse plus que sexagénaires. Pour ma part, je pense en revanche qu'un
Mystère Lifar mérite bien d'être élucidé.
Lifar au plus haut de son zénith pendant les années noires de l'Occupation a été ébloui par son propre soleil et a bu le poison des louanges et des privilèges offerts par de mauvais prophètes. Citoyen défaillant et créateur de génie, ainsi que l'a stigmatisé Cocteau,
Lifar, tel Orphée a été précipité du plus haut de sa gloire dans l'Erèbe, poursuivi et lapidé par la meute des Ménades.