L'adaptation au cinéma de classiques de la littérature, de la bande dessinée ou de la télévision offre aux studios hollywoodiens une manne d'histoires et de revenus quasi-inusable. En témoignent le nombre d'adaptations qui sortent chaque année sur nos écrans. Grande mode actuelle, faire renaître les séries cultes des années 70 et 80.
Mission Impossible,
Charlie Et Ses Droles De Dames,
Starsky Et Hutch ou
Ma Sorciere Bien Aimee sont autant d'exemples, plus ou moins réussis, de ces come-back. Dernier en date donc,
Shérif, Fais-moi Peur, qui fait revivre le temps d'un film les fameux Bo et Luke Duke du compté de Hazzard. Si ce film ne remportera sûrement pas la palme du scénario ni celle de l'originalité - l'histoire n'est que prétexte à d'innombrables courses-poursuites en voiture à bord de la célèbre Genaral Lee -, il se placera sûrement très bien dans la catégorie « fidélité à l'œuvre originale ». Les fans de la série n'en seront que plus heureux. Tout est là, ou presque : les arrêts sur images avec commentaires en voix-off de la situation, les sauts et cascades totalement improbables mais toujours aussi sympathiques de la voiture orange, et le corps de rêve de Daisy, la cousine Duke. Deux personnages risquent cependant de décevoir les adeptes de la série : Boss Hugg et le shérif Roscoe P. Coltrane, respectivement interprétés par
Burt Reynolds et
M.c. Gainey. Il ne correspondent pas du tout au souvenir que nous gardions de ces deux « méchants » qui veulent à tout prix coincer Bo et Luke. Gros et empoté dans la série, Boss Hugg est ici plutôt bel homme très propre sur lui. Quant à Roscoe, il apparaît beaucoup moins béta.
Seuls les connaisseurs de cette série qui a fait fureur aux Etats-Unis et en Europe dans les années 80 devraient passer un bon moment avec ce film. Les autres, trop vieux ou trop jeunes pour avoir accroché il y a vingt ans au petit écran, ne comprendrons probablement pas l'humour qui en ressort, essentiellement basé sur les souvenirs que l'on a de la série originale.
Amélie Chauvet