Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : 2.0 Anglais, Français, Italien
Sous-titres : Français, Anglais, Italien, Néerlandais, Arabe, Anglais et Italien pour malentendants.
Bonus :
- Commentaire audio en VO
- 11 scènes supplémentaires en VOST
NOTRE AVIS :
Stephen King est décidément à l’honneur en ce début de Printemps. Quelques semaines avant la sortie de l’inclassable DREAMCATCHER, la version télévisée, assez méconnue d’ailleurs, de l’un des romans phares du maître du genre débarque dans une édition DVD sans grande envergure.
Exception faite d’un packaging atypique, compte tenu de la durée astronomique de la chose (4 h 20 tout de même), le film ne transcende en rien l’œuvre de King.
Très libre adaptation de SHINING (déjà porté à l’écran par le grand Kubrick), cette version ne présente aucun intérêt tant il adopte une approche aseptisée du roman. Steven Weber ne peut ainsi espérer rivaliser avec le très inquiétant Nicholson, dans le rôle du père de famille à la limite de la rupture. A la hache, instrument emblématique de ce qui reste l’une des scènes les plus intenses du cinéma d’horreur,
Mick Garris préfère une ridicule canne de croquet. Nicholas Pike adopte, quant à lui, un thème suave et lyrique, bien loin de la puissance des cuivres de Elking.
L’adoption du Dolby Digital 2.0 ne fait que renforcer le manque d’âpreté de l’ambiance. Les surrounds ne peuvent ainsi restituer toute la lourdeur de l’édifice et de la présence de ses fantômes, ou encore envelopper le téléspectateur de cette sensation de malaise.
Malgré des maquillages proches du travail effectué par Rick Baker sur le tout récent THE RING, le visuel n’offre jamais de quoi s'effrayer. Les travellings avants, esseulés, souffrent de l’absence d’un thème inquiétant, ainsi que du manque d’austérité de l’endroit. Tout comme l’image, les couloirs et autres pièces sont trop immaculés, et le côté rustique l’emporte bien souvent sur la recherche d’un esthétisme épuré.
Les quelques bonus disponibles manquent, quant à eux, de sens pratique. En effet, chacun des commentaires disponibles, que ce soient ceux du film ou des scènes inédites, manquent d’un je ne sais quoi… De sous-titres peut être !
Une adaptation qu’il faudra rapidement oublier, mais qui bénéficie d’une édition DVD d’un trop bon standing.
Grégory Delavallée