Dans votre film, vous jouez avec différents genres cinématographiques teen movie, film d’épouvante polar... sans jamais vous enfermer totalement dans aucun. Comment vous situez-vous par rapport à la notion de genre ?
L’idée était justement d’être à la croisée des chemins, de naviguer entre les genres. J’avais envie de commencer un peu comme un thriller, puis de passer d’un genre à l’autre, librement. J’adore cette idée en tant que spectateur. J’avais été frappé par “ Les Démons à ma porte ”, un film chinois de Jiang Wen qui commence sur un mode burlesque, très drôle, dans un village chinois, et puis d’un seul coup les Japonais débarquent et tuent tout le monde avec une sauvagerie atroce. Je trouve que cette manière de passer d’un genre à l’autre a du sens dans certaines narrations. Qu’elle est intéressante pour exprimer ce qui se passe dans la tête des personnages.