Sleeping Beauty

    en DVD le 20 Mars 2012
Sleeping Beauty
La Belle au Bois Glaçant
Un film de Julia Leigh avec Emily Browning
(Australie)
Genre : Drame - Duree : 1H41 mn
Distributeur : ARP Sélection - Editeur DVD : ARP Sélection
Sortie à la Vente en DVD le 20 Mars 2012
Sortie Blu-Ray le 20 Mars 2012
Sortie en salles le 16 Novembre 2011
Année de production : 2011
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 12 Mai 2011
Interdit aux moins de 16 ans
Présenté en Compétition du 64ème Festival International Du Film De Cannes 2011, également en lice pour la Caméra d'Or

Résumé du film Sleeping Beauty

Ce que les hommes lui font la nuit, elle l'a oublié au réveil.

Une jeune étudiante qui a besoin d’argent multiplie les petits boulots.
Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de beautés endormies.
Elle s’endort. Elle se réveille. Et c’est comme si rien ne s’était passé …

Séances : Sleeping Beauty

Code postal ou ville :
Ce film est projeté dans 1 salle en France

2 vidéos : Sleeping Beauty

Galerie Photos : Sleeping Beauty

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Les avis sur le film Sleeping Beauty

 
 

    Notre critique : Sleeping Beauty

      La Belle au Bois Glaçant

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Il était une fois une jeune étudiante prénommée Lucy. La jeune femme, fauchée, alternait deux boulots et vendait son corps la nuit.
      Un jour, Lucy répond à une petite annonce pour un mystérieux réseau de prostitution.
      Presque chaque soir, elle se rend dans un manoir de province, et devient « Sara ». Elle sert d'abord le vin en lingerie fine dans une ambiance érotique de secte, avant de devenir une beauté endormie : sous somnifère, elle est plongée dans un sommeil artificiel profond, et de vieux princes désenchantés viennent profiter de sa beauté.


      Bon, il faut déjà s'accrocher devant cette histoire sordide. Pour son premier film, la protégée de Jane Campion nous introduit dans un conte pour adultes morose, nous laissant observer l'autodestruction sourde de sa belle et nous met ainsi (très) mal à l'aise devant cet érotisme sinistre dans une atmosphère des plus froides, l'absence totale de musique n'aidant pas…

      Effleurant parfois l'art Lynchien avec une photographie tout en profondeur et une ambiance mystérieuse (en particulier dans les scènes au manoir) l'esthétique y est irréprochable.
      Mais avec un scénario flottant et énigmatique, la cinéaste nous laisse à l'orée de ses bois glaçants, emplis d'un sentiment de gêne et d'incompréhension face aux actes et aux paroles de personnages souvent apathiques.


      Emily Browning, d'une beauté et d'une présence fascinante, au physique d’enfant femme déroutant, est pourtant parfaite en belle au bois dormant avilie et désillusionnée, mais on voit son personnage abandonné à son destin dans une impression de vide assez perturbante.

      Alors oui, Sleeping Beauty reste une expérience cinématographique en soi, mais vraiment pas des plus agréables.
      Marie Devier

    Critiques : Sleeping Beauty 2 étoiles

    • Metro
      Metro

      " Un portrait de femme singulier, qui vaut bien mieux que le bandeau “censuré” qui barre désormais l’affiche. "
      (article entier disponible dans Metro du 16/11/2011)
    • Positif
      Positif

      " Certains trouveront le dépouillement poli du récit en filigrane peu à leur goût ; d'autres, comme nous, apprécieront la rigueur du non-dit, la résonance du propos. "
      E.O'N. (article entier disponible dans Positif n°611, page 59)
    • Le Journal du Dimanche
      Le Journal du Dimanche

      " La réalisatrice malmène le spectateur en multipliant les ellipses mais la vulnérabilité de ce corps nu à la merci du monde est terrifiante. "
      S.B. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 20/11/2011)
    • Les Cahiers du Cinéma
      Les Cahiers du Cinéma

      " Le ratage total des scènes de groupe de maison close puis des clients individuels, transformés en grand bourgeois guindés, révèlent l'impuissance à filmer le sexe et le désir. "
      Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°672, page 64).
    • Première
      Première

      " Quelque part entre Lodge Kerrigan et Luis Buñuel, un premier film australien très troublant. "
      T.A. (article entier disponible dans Première n°417, page 51.)

    Critique Cannoise : Sleeping Beauty 2 étoiles

    • Metro
      Metro

      " Un film audacieux qui, en dépit de la nudité quasi permanente de sa comédienne, fait la part belle à l'imaginaire du spectateur. Ce délicieux cauchemar érotique, à mi-chemin entre David Lynch et Jane Campion, fera peut-être son petit bonhomme de chemin dans la tête du jury."
      Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 13/05/2011)

    • Brazil
      Brazil

      " (…) une œuvre assez tiède, constellée par ailleurs de petites erreurs de découpage ou autres, (…) très bonne performance d’Emily Browning, qui joue l’impassibilité avec un naturel désarmant. (…) ce film inexpressif au possible est long, vide de sens, déjà vu… "
      Woody Alain, Franck Unimon, Benzédrine (article entier disponible dans Brazil n°41, page 46-47)
    • Libération
      Libération

      " Il y a un contrôle derrière ces images, une autorité, une maîtrise qui ne laissera rien passer. Cela donne à son cinéma un petit coté années 90, raide, sévère, qui prend le grand risque d’être sclérosant. "
      Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 13/05/2011)
    • Le Parisien
      Le Parisien

      " Le point de départ intrigue, la nudité terriblement juvénile de l’héroïne suscite le trouble, les questionnements sur la marchandisation du corps sont bien dans l’air du temps, il n’empêche, la froideur toute cérébrale de la forme crée un déficit d’émotion dont le film ne se relève pas. "
      Marie Sauvion (article entier disponible dans Le Parisien du 13/05/2011)
    • 20 minutes
      20 minutes

      " Un excès de références (...) Reste Emily Browning, impressionnante de puissance diaphane, et une variation sur les thèmes de l'impuissance, de la dépossession et des relations inachevées. "
      Anne Kerloc'h (article entier disponible dans 20 Minutes du 13/05/2011)

    Caractéristiques du DVD

    Bonus :
    - Interview de Julia Leigh et Emily Browing

    Notes Techniques

    SonImagePackagingMenuBonus
    5/55/52/52/52/5

    Test DVD

    Pour tenter d'éclairer ce film obscur, nous avons droit à une interview croisée - un peu austère - de la réalisatrice Julia Leigh, d’Emily Browning, et du directeur de la photographie Geoffrey Simpson, d'une dizaine de minutes. Soit pas grand-chose, mais on y apprend que Julia Leigh a écrit le scénario après la mort d'un ami… On comprend mieux le ton macabre du film.
    Marie Devier

    Repères, raretés, et de quelques secrets essentiels

    Sleeping Beauty par ailleurs titre français de Some call it Loving de James B.Harris, producteur
    de Lolita, de Stanley Kubrick, se réfère à Ingeborg Bachmann.

    On ne saurait songer à Ingeborg Bachman sans penser à Paul Celan, l'un des plus grands poètes du XXème siècle, qui s'est jeté dans la Seine en 1965.

    Le Sujet

    Un conte de fées : un sentier de fruits rouges, un manteau à capuche, une étrange maison de campagne, une chambre du sommeil, une sorcière qui endort les jeunes filles. Qu’arrivera-t-il à la Sleeping Beauty, la Belle au bois dormant, si et quand elle se réveille ?

    L’Écriture

    Après la publication de mon premier roman, “The Hunter” je faisais un cauchemar récurrent où des inconnus venaient me filmer pendant que je dormais. Il y avait une perfection diabolique dans ce rêve. La dormeuse rêve qu'elle est endormie, dans son propre lit, la frontière entre le sommeil et le rêve est abolie. Et je me demande : “Que me font-ils pendant que je dors ?”

    La Réalisation

    Sleeping Beauty est mon premier film. Pour expliquer comment je le voyais, j'ai écrit une longue note d’intention dans laquelle j'ai décrit avec précision tout ce qui apparaîtrait à l’écran, scène par scène. Ça n'a pas été difficile parce que je voyais le film dans ma tête en l’écrivant. L’histoire repose sur le fait d’être observé. Le spectateur est impliqué, complice. J'ai trouvé des images destinées à refléter le ton du film. J'ai sélectionné des extraits de différents long-métrages. J'ai regardé les films que j'admirais sans le son, en me demandant constamment : “Où est placée la caméra ?”. J'ai lu des livres sur le jeu d’acteur, j’ai participé à un atelier. J'ai regardé des making-of. Je suis allée à des masterclass. J'ai assisté au tournage d'un ami. J'ai travaillé avec un story-boarder. Geoffrey Simpson, mon chef opérateur, et moi avons préparé le découpage avec le plus grand soin. J'ai prêté énormément d’attention aux transitions. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour être prête. Je n’ai rien laissé au hasard.

    Le Casting

    Emily Browning a fait des essais extraordinaires : je ne pouvais pas la quitter des yeux. Lorsque nous nous sommes rencontrées, il était évident que le scénario lui parlait, et elle se l’est magnifiquement approprié. Elle a été très courageuse. J'adore avoir ce sentiment, latent, de ne percevoir qu’une “partie immergée de l'iceberg” en la regardant jouer. Elle dégage une évidente nonchalance à la fois paisible et délibérée. Emily a su contourner un danger majeur, qui aurait été l'apitoiement sur soi-même, en distillant beaucoup de subtilité. C'est un rôle très exigeant, et nous avons eu quelques journées de tournage intenses. Instaurer une confiance mutuelle a été

    Le Son

    Une des décisions les plus importantes que nous ayons prises en post-production a été de privilégier une bande son minimale, moins de dix minutes. Nous voulions souligner l’inquiétante magie du monde de Sleeping Beauty. Ben Frost était en Islande. J'étais à Sydney. Ben nous a envoyé beaucoup de morceaux, puis a peaufiné ceux que nous avions sélectionné. Ça a été une collaboration très fructueuse.

    Jane Campion

    J'ai été présentée à Jane Campion par Screen Australia, notre principal investisseur. Elle a lu le script, nous nous sommes rencontrées et elle a accepté d’être notre mentor. C'était à un moment où nos perspectives de financement semblaient tomber à l’eau et son soutien a été déterminant pour nous faire remonter à la surface.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 1 étoiles
    Positif 3 étoiles
    Metro 3 étoiles
    Metro 3 étoiles
    TéléCinéObs 2 étoiles
    Télérama 2 étoiles
    L'Express 2 étoiles
    Studio CinéLive 2 étoiles
    Le Monde 2 étoiles
    Libération 2 étoiles
    Les Inrocks 2 étoiles
    Première 2 étoiles
    Les Cahiers du Cinéma 2 étoiles
    Les Inrocks 2 étoiles
    Le Monde 2 étoiles
    20 minutes 2 étoiles
    Le Parisien 2 étoiles
    Libération 2 étoiles
    Le Journal du Dimanche 2 étoiles
    Brazil 2 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    17 avis 4 étoiles
    15 avis 3 étoiles
    5 avis 2 étoiles
    15 avis 1 étoiles

    Casting : Sleeping Beauty

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Lucy
    Birdman
    Cook
    Clara
    Homme #2
    Homme Oiseau
    Ex Petit Ami De Lucy
    Acteur